Des projets énergiques

Que le sommet de Copenhague soit un fiasco, qui fasse plus parler de lui par les violences sur manifestants et les cacas nerveux de tel ou tel participant ou la manière fort peu soucieuse de développement durable avec laquelle ces derniers se comportent (grosses bagnoles, aliments importés de loin et loin d’être bio, etc), ne doit pas masquer les projets en cours de réalisation qui visent, soit à produire de l’énergie de façon durable (et même probablement rentable), soit à utiliser de manière intelligente une énergie qui était jusque-là perdue. Trois exemples en Aquitaine :

  1. Sur l’immense parking du parc des expositions de Bordeaux va être installée une centrale photovoltaïque, qui recouvrira ledit parking, soit une superficie équivalente à 27 terrains de football. La mise en service est prévue pour 2010. La production annuelle devrait permettre d’alimenter 5000 foyers en électricité (ou équivalent, puisque de toute façon cette électricité est renvoyée dans le réseau). Les coûts sont totalement pris en charge par EDF.
  2. Sur la commune de Biganos, au fond du Bassin d’Arcachon, se trouve une usine de pâte à papier qui sent très fort : l’usine Smurfit situé au lieu-dit « Facture ». A proximité de cette usine va être mise en route une unité de production électrique par biomasse, c’est-à-dire que des résidus et des déchets de toutes sortes (dont ceux de l’usine Smurfit, mais aussi les arbres tombés lors de la tempête Klaus) vont servir à produire du courant (69 MW, ce qui en fait la plus importante centrale à biomasse de France). Le chantier a ouvert en octobre de cette année. Le projet, porté par Dalkia, une filiale d’EDF et de Veolia Environnement, devrait permettre la création de 90 emplois.
  3. Dans le nord du département des Landes, sur la commune de Parentis, on produit 60% du pétrole français. Cette production dégage de la chaleur, qui va être utilisée pour chauffer une gigantesque serre où seront cultivées des tomates hors-sol (en l’occurrence sur un substrat d’écorces de noix de coco). A priori, les variétés choisies ont du goût et les fruits seront cueillis à maturité, il ne s’agit donc pas de produire ces immondes tomates insipides comme on en voit trop dans les hypermarchés. Pas question non plus de gaspiller l’eau ou d’expédier les tomates par camions à l’autre bout de l’Europe : ces fruits-là sont destinés au sud de la France, c’est déjà assez vaste comme ça. 35 emplois vont être créés dans un premier temps, sachant que la dernière tranche des travaux, à l’horizon 2014, devrait permettre à l’exploitation d’employer une centaine de personnes. Ce projet a obtenu le soutien du Conseil Régional d’Aquitaine et est approuvé par les associations écologistes qui voient d’un bon œil la réutilisation de l’eau chaude du forage pétrolier, jusque-là perdue, et la récupération des gaz soufrés qui, jusqu’à présent, étaient libérés dans l’atmosphère.

—> Sources :

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