Quand les produits alimentaires voient leurs prix flamber, les populations les plus fragiles n’ont plus les moyens d’acheter à manger, et c’est l’émeute, comme cela s’est produit dans une trentaine de pays en 2008.
De manière simple, pour ne pas dire simpliste, la hausse des prix peut-être liée à un banal déséquilibre de l’offre et de la demande ou à la spéculation ou les deux. On peut ainsi constater aujourd’hui ce qui se passe pour le riz [article dans Effets de terre, 8 décembre 2009] : hausse précoce des importations par les Philippines, pour des raisons « naturelles » (impact des typhons) et politiques (on assure l’approvisionnement de la population juste avant une échéance électorale importante) ; baisse des exportations de la part de l’Inde pour limiter les importations de blé. Résultat : plus de demande, moins d’offre, et c’est parti pour une flambée annoncée.
Plus amusant et moins inquiétant, car cela ne touche pas un aliment de base au même titre qu’une céréale : le prix de l’ail a été multiplié par 40 en Chine. Non pas pour des raisons économiques, politiques ou climatiques, mais parce-que la croyance populaire y voit un excellent moyen de se prémunir de la grippe A [article dans L’Express, 10 décembre 2009].

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s