C’est actuellement une épave plus qu’un bateau : de la rouille, des trous francs, des vitres cassées, il reste même un vieux bout de rideau décoloré et sale. On craint un instant que feu le rafiot ne pourrisse mollement mais sûrement dans un des bassins à flot, un déchet marin de plus pour distraire les mouettes.

Mais il y a une loupiote allumée à l’intérieur du débris, et on se dit qu’il y a peut-être encore de la vie. Sa Majesté Gougueul vient à la rescousse : le bateau nommé « La Vendée » et immatriculé à L’Ile d’Yeu assura la liaison entre cette île et le continent jusqu’en 2006. C’était un beau bébé, même si les trous de rouille actuels cachent la splendeur passée (et pourtant, 2006, ce n’est pas si loin) : long de 48 mètres, large de 11, il transportait sans faiblir ses 700 passagers et sa dizaine de véhicules.

Mais l’usure du temps a fait vite, très vite. En fin de carrière, le navire fut désarmé, plus ou moins laissé à l’abandon, jusqu’à ce qu’un trio bordelais décide de lui redonner vie. L’objet encore flottant mais plus du tout navigant fut remorqué jusqu’à Bordeaux en octobre de cette année, et les travaux semblent avoir démarré. On parle d’en faire un lien convivial et high-tech, apparemment tourné vers le cinéma, avec resto et bar. Un coin assez tendance qui prendra le nom de « Ferry ».

—> Source : un document du site web du Port de Bordeaux.

Une réflexion sur “La Vendée désarmée

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