Les effets du réchauffement climatique n’affectent pas que les poissons (note d’avant-hier) et les oiseaux migrateurs (article dans Sud-Ouest aujourd’hui), mais aussi l’agriculture, ce dont on se doutait bien un peu. La hausse globale des températures permet ainsi de cultiver des plantes à des latitudes où, jusque-là, on était déjà bien heureux de pouvoir récolter de vulgaires patates.
Courrier International, traduisant un article du Spiegel, traite cette semaine de l’exemple anglais, et ce qu’on y apprend ne manque pas d’intérêt. Quelques gentlemen se sont mis dans la tête, il y a une vingtaine d’années pour les plus hardis, de se lancer dans la viticulture, y compris dans des régions fort nordiques. Les cépages ont été choisis pour résister au froid, et les résultats semblent assez encourageants : un blanc sec primé dans un concours, un mousseux suffisamment bien travaillé pour que les producteurs de Champagne s’y intéressent, sans parler des retombées économiques de l’affaire. Les doux excentriques du début ont fait des émules : on compte plus de 400 vignerons aujourd’hui en Grande-Bretagne, dont certains produisent des vins de très bonne qualité (tandis que d’autres font encore de la piquette, mais il faut un début à tout), y compris dans la grande banlieue de Londres. Le réchauffement climatique pourrait même permettre d’étendre cette activité en Ecosse.

—> A cliquer :

  • une vidéo présentant un vignoble de la région de Londres (octobre 2009 ; environ 4 mn).
  • dans un même ordre d’idée : une note que j’avais rédigée il y a longtemps sur le vignoble canadien.

Une réflexion sur “Du pinard so british …

  1. C’est très à la mode outre-manche mais sur les 400 vignerons c’est une petite proportion qui fait du bon (voire très bon car ça existe) vin. Le grand Londres est un terrain idéal parait-il.
    Par contre pour l’Écosse ça me parait quand même un peu prématuré, l’automne le printemps et l’hiver ne sont pas très tempérés!

    Et une chose que les anglais font très bien avec une emphase sur Londres intra-muros c’est le miel, les toits de la capitale sont maculés de ruches et le miel local est très fin! Le mouvement a commencé il y a quelques années et Londres est maintenant la capitale de la protection des abeilles: une maladie a décimé les colonies d’abeille en Europe ces deux dernières années et Londres est un sanctuaire si tu veux acheter une reine(!) et monter ta ruche!

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