Collection # 28

Gueules de cathédrale
Cahors (Lot), décembre 2009




La fontaine aux chiens

On l’appelle la fontaine aux chiens : non pas que ce soit le lieu de prédilection où les mémères emperlousées viennent faire laper le yorkshire à l’heure du thé (ce serait béta, l’eau n’est pas potable), mais cette petite fontaine, située sur la place St-James à Cahors, est ornée de braves toutous de pierre.

Du chien de chasse au clébard avec les cheveux dans les yeux, on a là un joli catalogue de chiens d’agrément. L’œuvre a été réalisée en 1992 par un tailleur de pierre de la région habituellement spécialisé dans la restauration de vieilles bâtisses. A côté de la fontaine se trouve un des éléments des minuscules mais multiples jardins de Cahors : un grand bac en osier réservé à la culture des épices.

La place des femmes

Il y a des pays dans le monde où les femmes ne conduisent pas de voiture : la loi l’interdit. Il y a des pays où les femmes ne doivent pas cotoyer d’hommes en public, sauf leur mari, leur fiston ou leur tonton, et encore pour le tonton, je ne suis pas sûre. Ces pays ont en commun d’être tenus d’une main de fer par des machos qui craignent pour leur position sociale et qui prennent pour prétexte l’islam pour instaurer leurs lois anti-meuf.
Plus fort : dans un pays où les femmes ont le droit de conduire une voiture, on leur a fait des parkings spéciaux. Rien que pour elles. Ce pays c’est la Chine, terre où l’islam n’a pas à proprement parler d’influence sur la société ou la vie politique, toute totalitaire soit-elle. S’il y a désormais des parkings réservées aux nanas, c’est uniquement parce-que le mâle dominant local craint pour les ailes et les pare-chocs de sa belle bagnole toute neuve, fruit de 15 années d’économies grattées méticuleusement sur son salaire (la Chine est le pays au monde où le taux d’épargne est le plus élevé, faut bien que ça serve à quelque chose). Et donc les parkings pour filles, à défaut d’être colorés façon poupée barbie, proposent des places plus larges que la normale (pour les braquages mal négociés) et une signalétique en plus gros caractère, pour les bigleuses.

—> Source : une dépêche AFP reprise par La Dépêche.

Deux postérieurs blancs en douze secondes

Je ne fus point assez vive lorsque Nièce-Aînée s’écria « Regardez, deux chevreuils, là ! ». Même pas la peine d’essayer de photographier les quadrupèdes détalant vers la forêt profonde. J’ai poussé la molette vers « vidéo », c’est flou, mal cadré, techniquement moche, mais quel plaisir ce fut de voir ces deux animaux-là, avec certes une pensée émue pour leur cousin dont nous avions dégusté la cuisse lors du repas du noël.

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Quelques kilomètres à pied dans la campagne corrézienne

Il y a dans le département de la Corrèze un assez gros bourg qui s’appelle Corrèze et qui est traversé par la rivière Corrèze. La toponymie, jusque là, est facile à retenir. Le village en question se situe à une dizaine de kilomètres au nord de l’autoroute A89, pas bien loin de Tulle (sortie n°21 – Aurillac).
Au nord (et au sud, à l’est et l’ouest aussi) de ce bourg, c’est la campagne. Nièce-Benjamine surnomme le lieu Meuhmeuh-land, ce qui est réducteur : il y au aussi des brebis, des chevaux, deux chevreuils qui galopaient plus vite que mon clic sur l’appareil-photo (mais filmés vite fait mal fait), et même un couple de piverts voletant à toute vibrure à la tombée de la nuit.
La balade faite hier a donc eu lieu au nord du village, un peu sur routes, pas mal sur chemins forestiers y compris avec option « passage dans les trous du grillage ». L’objectif à atteindre était l’étang de Meyrignac (repère 1 sur la carte), pour voir s’il avait gelé : au final, pas tant que ça, seule une petite partie de l’eau est prise, le bord reste trop fragile pour les pattes humaines mais le caillou ricoche sur la glace.

Avant d’atteindre ce petit étang qui sert de baignade l’été (il y a même un plongeoir en bois), nous avons traversé le minuscule village de Meyrignac-l’Eglise (repère 2 sur la carte). Meyrignac parce-que c’est l’autre pays des noms en -ac, L’Eglise parce-qu’elle occupe tout l’espace communal ou presque.

C’est aussi là que des brebis boulottaient leur picotin, ça change des jolies vaches presque rousses si banales dans cette région de bêtes à viande haut de gamme.

La partie forestière fut aussi très agréable (repère 3 sur la carte, très approximatif), même si la saison des cèpes s’est achevée avec les premières gelées. De bien jolis arbres, des troncs moussus, mais pas question de faire n’importe quoi, faut respecter la loi :

Dans un méandre du Lot

Cahors. Chef-lieu de département du Lot, région Midi-Pyrénées, dans une province qu’autrefois nous nommions Quercy. La petite ville de province typique, pas triste du tout, avec quelques jolies boutiques mais peu de restos pour le midi. Sa patinoire de Noël, ses cours bordés d’arbres et de voitures plus ou moins bien garées, sa gare où passent de moins en moins de trains, ses monuments historiques, dont le célèbre Pont Valentré et une cathédrale ornée de quelques sculptures ne manquant pas de piquant.  J’ai pensé à Albi, à Bergerac, même un peu à Moissac : la « patte » du sud-ouest. Affaire à suivre, plus tard, pour le moment je mets la dernière touche aux cadeaux de Noël, je sors le papier qui brille et le bolduc, et demain si tout va bien nous rejoignons une autre province. Quelques images de Cahors :

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Collection # 27

Cabanes ostréicoles
Ile d’Oléron et Bassin d’Arcachon
Ces cabanes ne sont plus toutes utilisées pour l’ostréiculture : sur le petit port du Château d’Oléron notamment, elles abritent des ateliers d’artisans et des petits restos.