What’s new ? [lundi 30 novembre 2009, 21 h 10]

—> Illustration : Le lit, de Henri de TOULOUSE-LAUTREC (fin XIXe siècle et sans couette).

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Le port ostréicole d’Andernos

Les quartiers ostréicoles du Bassin d’Arcachon sont tous différents : baraques en bois sombre bien alignées à Gujan-Mestras, cabanes de bois colorées dans le très chic village de L’Herbe sur la non moins chic presqu’île du Cap Ferret, alignement de petites maisons blanches aux portes de couleurs à Andernos.

Ce quartier-là est par contre plus polyvalent que les autres sites de conditionnement et de vente des huîtres. Outre les cabanes (c’est le terme consacré) spécialement dédiées à cette activité et la trentaine de bateaux permettant aux ostréiculteurs de se rendre sur les parcs, ce petit coin d’Andernos est aussi un minuscule port de pêche, un port de plaisance (à vue de nez : une centaine de bateaux), et un haut lieu de la tambouille locale. Des bâtiments mi-parpaings mi-bois, plus hauts et plus vastes que les cabanes blanches, abritent une poissonnerie, des restos de styles variés mais a priori tous bons, allant de la simple dégustation de fruits de mer avec verre de blanc, à la table nettement plus gastronomique.

Les petites cabanes blanches elles-mêmes, malgré leur apparente uniformité, varient les plaisirs et peuvent, à l’occasion, servir une douzaine de numéro 3 du Banc d’Arguin accompagnée d’un verre d’entre-deux-mers au touriste de passage.
Pour finir cette note, un diaporama de 19 photos prises hier en fin d’après-midi :

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Auto-nostalgie

J’avoue être un chouia surbookée par les temps qui courent, d’où une mise à jour irrégulomadaire de ce blog. Promis, je vais essayer de mieux gérer à partir de la semaine prochaine. En attendant ce grand retour, voici juste deux petites images kidnappées cette après-midi sur le port ostréicole d’Andernos. Nous arrivions sur le petit parking, luttant contre une pluie battante mais néanmoins optimistes (à juste titre : la pluie a cessé), histoire de balader nos guiboles entre petits étangs et forêt, lorsque démarrèrent sous notre nez quelques véhicules d’un autre âge. C’est bien le nez qui fut titillé en premier, les échappements ne brûlant manifestement pas tout les gaz et l’odeur s’en dégageant étant de ce fait elle aussi fortement teintée de nostalgie.

Puis nous avons regardé passer de la traction, de la mercedes d’avant, de la DS, de la R5 orange, de la deuche verte, et c’était une fort belle entrée en matière pour une balade au grand air. Bonne semaine à tous.

C’est un âne ? alors on l’envoie à l’armée

Le baudet du Poitou est sexy comme un hippie qui ne se serait pas brossé les cheveux depuis les années 70. Cela le rend peut ragoutant aux yeux des Indiens qui viennent pourtant d’en embaucher trois à des fins militaires, mais qui ont illico tondu la toison fort velue des bestiaux. Le baudet du Poitou est par ailleurs un animal sympathique et robuste, c’est en cela qu’il peut être fort utile dans un cadre de Défense Nationale très éloigné des armes et engins hautement sophistiqués qui sortent de nos usines.
Mais qu’est-ce que des baudets poitevins peuvent bien apporter à une armée indienne par ailleurs fort moderne ? A la frontière toujours chaude avec la Chine, l’Inde a disposé 10 000 charmantes mules aux longs cils et à la croupe aguichante. Si. Et nos baudets ont pour mission de faire crac-crac avec les futures mères de la relève qu’il faut bien assurer : 360 juments autrichiennes, ce qui fait 120 femelles par âne. Y’a du boulôt, les gars ! Qu’on ne dise plus que les ânes rechignent à travailler !

Source : Sylvain COTTIN, Des ânes-soldats du Poitou en Inde, Sud-Ouest, 25 novembre 2009.

Illustration : un baudet du Poitou broutant l’herbe tendre de la citadelle du Château d’Oléron en juillet 2008.

Collection # 23

L’amanite tue-mouche

Rappel à toutes fins utiles : l’amanite tue-mouche est un champignon très toxique, qui s’attaque au système nerveux et qui provoque des troubles respiratoires moins de deux heures après son ingestion. On le prend donc en photo, mais on ne le prend pas avec les doigts ! Soyez prudents lors de vos balades en forêt.



Glisse par temps de pluie

Samedi dernier, nous quittons le home sweet home sous un soleil un peu hésitant, mais nous savons bien que c’est l’automne et que le grand beau et chaud a fait les valises il y a déjà près d’un mois. En arrivant au bord de l’étang de Lacanau, la flotte, cinglante, glacée, et un vent à décorner les vaches. C’est tout bon pour la glisse (à condition d’aimer vraiment ça très fort quand même), mais pour le touriste de base, c’est froid. On se planque derrière une cabane utilisée uniquement l’été, histoire de moins sentir le vent et la pluie. Des hommes s’affairent, casque sur la tête, planche courte sous un bras, voile gonflée sur le dos.

Sur le lac, des dizaines de kitesurfeurs ont pris possession du plan d’eau. Dans le gris foncé d’un ciel décidément plombé, c’est joli. Mais nous laissons tomber le spectacle, trop mouillés et trop gelés pour rester ainsi immobile. Direction la chasse aux champignons : 1,6 kg de lactaires délicieux, heureusement qu’on avait pensé à prendre un sac ! Un peu long à nettoyer et à dessabler, mais qu’est-ce que c’était bon avec les pâtes, les lardons, l’ail et la crème !

Fin d’après-midi. La pluie s’est calmée en crachin qui mouille à peine, le vent est plus sage. Nous retournons quelques instants auprès des kitesurfeurs. Ils sont beaucoup moins nombreux, dans moins d’une heure il fera nuit. Juste le temps de filmer un peu, et nous repartons affronter une dure semaine de labeur. Vidéo, donc, pour laquelle il ne faut avoir aucun scrupule à couper le son, le bruit de fond formé par le vent étant très laid :

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What’s new ? [jeudi 19 novembre 2009, 16 h 00]

  • Un coup de gueule de plus contre Monsanto et ses alliés politiques, parce-que c’est vraiment dramatique qu’une telle entreprise puisse déverser en toute impunité autant de produits toxiques sur ma terre à moi : le Roundup désherbe tout, même la loi (Effets de terre).
  • Le réchauffement climatique ouvre des perspectives pour le transport maritime, permettant la circulation de navires de commerce dans l’océan glacial Arctique, ce qui constitue un gain de temps, de carburant et donc d’argent substantiel : au rencart, nos brise-glace (Courrier International).
  • Et c’est reparti pour le marronnier de novembre ! Beaujolais nouveau. Alors goût de banane ou de fruit rouge ? ou goût d’arnaque ? (Ouest-France).