What’s new ? [lundi 30 novembre 2009, 21 h 10]

—> Illustration : Le lit, de Henri de TOULOUSE-LAUTREC (fin XIXe siècle et sans couette).

Le port ostréicole d’Andernos

Les quartiers ostréicoles du Bassin d’Arcachon sont tous différents : baraques en bois sombre bien alignées à Gujan-Mestras, cabanes de bois colorées dans le très chic village de L’Herbe sur la non moins chic presqu’île du Cap Ferret, alignement de petites maisons blanches aux portes de couleurs à Andernos.

Ce quartier-là est par contre plus polyvalent que les autres sites de conditionnement et de vente des huîtres. Outre les cabanes (c’est le terme consacré) spécialement dédiées à cette activité et la trentaine de bateaux permettant aux ostréiculteurs de se rendre sur les parcs, ce petit coin d’Andernos est aussi un minuscule port de pêche, un port de plaisance (à vue de nez : une centaine de bateaux), et un haut lieu de la tambouille locale. Des bâtiments mi-parpaings mi-bois, plus hauts et plus vastes que les cabanes blanches, abritent une poissonnerie, des restos de styles variés mais a priori tous bons, allant de la simple dégustation de fruits de mer avec verre de blanc, à la table nettement plus gastronomique.

Les petites cabanes blanches elles-mêmes, malgré leur apparente uniformité, varient les plaisirs et peuvent, à l’occasion, servir une douzaine de numéro 3 du Banc d’Arguin accompagnée d’un verre d’entre-deux-mers au touriste de passage.
Pour finir cette note, un diaporama de 19 photos prises hier en fin d’après-midi :

Les vidéos Vodpod ne sont plus disponibles.

Auto-nostalgie

J’avoue être un chouia surbookée par les temps qui courent, d’où une mise à jour irrégulomadaire de ce blog. Promis, je vais essayer de mieux gérer à partir de la semaine prochaine. En attendant ce grand retour, voici juste deux petites images kidnappées cette après-midi sur le port ostréicole d’Andernos. Nous arrivions sur le petit parking, luttant contre une pluie battante mais néanmoins optimistes (à juste titre : la pluie a cessé), histoire de balader nos guiboles entre petits étangs et forêt, lorsque démarrèrent sous notre nez quelques véhicules d’un autre âge. C’est bien le nez qui fut titillé en premier, les échappements ne brûlant manifestement pas tout les gaz et l’odeur s’en dégageant étant de ce fait elle aussi fortement teintée de nostalgie.

Puis nous avons regardé passer de la traction, de la mercedes d’avant, de la DS, de la R5 orange, de la deuche verte, et c’était une fort belle entrée en matière pour une balade au grand air. Bonne semaine à tous.

C’est un âne ? alors on l’envoie à l’armée

Le baudet du Poitou est sexy comme un hippie qui ne se serait pas brossé les cheveux depuis les années 70. Cela le rend peut ragoutant aux yeux des Indiens qui viennent pourtant d’en embaucher trois à des fins militaires, mais qui ont illico tondu la toison fort velue des bestiaux. Le baudet du Poitou est par ailleurs un animal sympathique et robuste, c’est en cela qu’il peut être fort utile dans un cadre de Défense Nationale très éloigné des armes et engins hautement sophistiqués qui sortent de nos usines.
Mais qu’est-ce que des baudets poitevins peuvent bien apporter à une armée indienne par ailleurs fort moderne ? A la frontière toujours chaude avec la Chine, l’Inde a disposé 10 000 charmantes mules aux longs cils et à la croupe aguichante. Si. Et nos baudets ont pour mission de faire crac-crac avec les futures mères de la relève qu’il faut bien assurer : 360 juments autrichiennes, ce qui fait 120 femelles par âne. Y’a du boulôt, les gars ! Qu’on ne dise plus que les ânes rechignent à travailler !

Source : Sylvain COTTIN, Des ânes-soldats du Poitou en Inde, Sud-Ouest, 25 novembre 2009.

Illustration : un baudet du Poitou broutant l’herbe tendre de la citadelle du Château d’Oléron en juillet 2008.

Collection # 23

L’amanite tue-mouche

Rappel à toutes fins utiles : l’amanite tue-mouche est un champignon très toxique, qui s’attaque au système nerveux et qui provoque des troubles respiratoires moins de deux heures après son ingestion. On le prend donc en photo, mais on ne le prend pas avec les doigts ! Soyez prudents lors de vos balades en forêt.



Glisse par temps de pluie

Samedi dernier, nous quittons le home sweet home sous un soleil un peu hésitant, mais nous savons bien que c’est l’automne et que le grand beau et chaud a fait les valises il y a déjà près d’un mois. En arrivant au bord de l’étang de Lacanau, la flotte, cinglante, glacée, et un vent à décorner les vaches. C’est tout bon pour la glisse (à condition d’aimer vraiment ça très fort quand même), mais pour le touriste de base, c’est froid. On se planque derrière une cabane utilisée uniquement l’été, histoire de moins sentir le vent et la pluie. Des hommes s’affairent, casque sur la tête, planche courte sous un bras, voile gonflée sur le dos.

Sur le lac, des dizaines de kitesurfeurs ont pris possession du plan d’eau. Dans le gris foncé d’un ciel décidément plombé, c’est joli. Mais nous laissons tomber le spectacle, trop mouillés et trop gelés pour rester ainsi immobile. Direction la chasse aux champignons : 1,6 kg de lactaires délicieux, heureusement qu’on avait pensé à prendre un sac ! Un peu long à nettoyer et à dessabler, mais qu’est-ce que c’était bon avec les pâtes, les lardons, l’ail et la crème !

Fin d’après-midi. La pluie s’est calmée en crachin qui mouille à peine, le vent est plus sage. Nous retournons quelques instants auprès des kitesurfeurs. Ils sont beaucoup moins nombreux, dans moins d’une heure il fera nuit. Juste le temps de filmer un peu, et nous repartons affronter une dure semaine de labeur. Vidéo, donc, pour laquelle il ne faut avoir aucun scrupule à couper le son, le bruit de fond formé par le vent étant très laid :

Les vidéos Vodpod ne sont plus disponibles.

 

What’s new ? [jeudi 19 novembre 2009, 16 h 00]

  • Un coup de gueule de plus contre Monsanto et ses alliés politiques, parce-que c’est vraiment dramatique qu’une telle entreprise puisse déverser en toute impunité autant de produits toxiques sur ma terre à moi : le Roundup désherbe tout, même la loi (Effets de terre).
  • Le réchauffement climatique ouvre des perspectives pour le transport maritime, permettant la circulation de navires de commerce dans l’océan glacial Arctique, ce qui constitue un gain de temps, de carburant et donc d’argent substantiel : au rencart, nos brise-glace (Courrier International).
  • Et c’est reparti pour le marronnier de novembre ! Beaujolais nouveau. Alors goût de banane ou de fruit rouge ? ou goût d’arnaque ? (Ouest-France).

Dans notre jardin, il y a (parfois) …

Dans notre jardin il y a quatre stères de bois pour chauffer la maison pendant l’hiver. Ce tas de bois est protégé, en attendant mieux (on y pense, on y pense …), par une grosse bâche bleue qui casse les pieds du chat des voisins parce-qu’il ne peut plus faire d’escalade, mais passons. Ce tas de bois abrite des animaux, pour des périodes plus ou moins longues, animaux qui parfois sortent de leur cachette et nous font la surprise de leur visite, sur la pelouse ou sur la terrasse.
Episode 1 : fin du printemps ou début de l’été dernier, un soir où nous dînons sur la terrasse. On entend du bruit, comme un frottement, du côté du tas de bois. Le chat du voisin, d’ailleurs, est à plusieurs reprises ce jour-là resté scotché devant la bâche bleue comme s’il avait vu une apparition. Frotte, frotte, et ça dure un bon moment, jusqu’à ce qu’on voit la bâche se déformer, et une forme se déplacer à l’intérieur. N’écoutant que mon courage et négligeant de sauter sur l’appareil photo, je soulève la bâche et un énorme hérisson tombe. Il a depuis cet épisode déserté notre petit jardin.
Episode 2 : un dimanche matin d’octobre. Je me laisse dorloter par Morphée pour quelques minutes encore, tandis que mon keum prend l’air sur la terrasse et aperçoit une bébête. Plus malin que moi le jour du hérisson, il se saisit de la boîte à image et clique, certes sans prendre le temps de peaufiner les réglages, mais ce qui compte c’est d’avoir gravé ce moment-là. Dix minutes après, la bébête n’était plus là. J’ai donc loupé la visite du crapaud :

Episode 3 : hier soir. Il fait nuit noire. Je m’apprête à fermer les volets et aperçoit un drôle de truc sur la terrasse, genre lézard mais en plus dodu et avec plus de couleurs. La photo au flash n’atteint pas des sommets artistiques, mais au-moins la salamandre est dans la boîte :

Collection # 22

Du temps de cerveau humain disponible pour Coca-Cola

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What’s new ? [mardi 17 novembre 2009, 21 h 30]

Chute annoncée des géants

Les géants de l’île : c’est par ce nom que l’on désigne le double phare de l’île d’Aix, en Charente-Maritime. Un phare constitué de deux tours, c’est rare. Un phare qui tombe, c’est rare aussi et en plus c’est embêtant, pour les marins qui ne pourraient plus en voir le feu jusqu’à 44 km, pour le patrimoine qui perdrait là un de ses joyaux, pour l’environnement enfin car la chute du phare pourrait entraîner une fuite du mercure sur lequel repose l’optique du phare.
Menace réelle ou bobard ? il y aurait eu, récemment, une fuite de mercure. C’est effroyablement toxique. Sans vouloir jouer les alarmistes de service, souvenez-vous de la maladie de Minamata qui, au Japon dans les années 1960, contamina les poissons, puis les chats et les humains qui mangeaient les poissons, provoquant de graves troubles neurologiques puis la mort chez les félins comme chez les humains. Nous n’en sommes pas là à l’île d’Aix, le phare ne contenant que quatre litres de mercure, et je pense pouvoir continuer à regarder cette île depuis la plage de la Gautrelle, sur l’île d’Oléron, sans m’inquiéter outre mesure. Un contrôle des agents des Phares et Balises, réalisé il y a environ deux mois, a montré que le phare était salement fissuré. Le mercure a été retiré du phare pour éviter une pollution du milieu marin, des barrières de protection empêchent le public d’approcher de la zone dangereuse. Une tempête un peu sérieuse pourrait provoquer l’écroulement de l’édifice, or nous entrons dans la saison des grands vents en milieu océanique. Affaire à suivre.

—> A cliquer :

Pleine mer à la pointe

Pointe du Cap Ferret, milieu d’après-midi. Bien que l’accessoire automobile qui serve le plus aujourd’hui soit le jeu d’essuie-glace, nous nous sommes lancés, juste histoire de voir la mer (au passage, on a aussi trouvé quelques poignées de lactaires délicieux, comme quoi c’est toujours quand on ne les cherche pas qu’on trouve les champignons). Déjà, il y a un mois, nous avions été surpris de voir à quel point la plage de la pointe du Cap Ferret avait été bouffée par les vagues. Mais là, à marée haute, la surprise est encore plus grande : il ne reste quasiment plus rien de la plage, et encore le coeff de marée n’était que de 85, ce qui n’est pas ridicule, mais j’ai hâte de voir les lieux par marée d’équinoxe. Attendons le printemps …

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Les vagues, comme attendu, sont superbes. Nées des courants contraires entre l’océan et le Bassin d’Arcachon, ce qui en fait une zone particulièrement dangereuse pour la navigation, les vagues s’emmêlaient et s’entrechoquaient dans un bleu-vert métallique qui contrastait avec le gris presque uniforme d’un ciel bizarrement sans vent.

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Les gens regardaient le double spectacle qui s’offrait à eux : celui de ces sublimes vagues et aussi celui des surfeurs, infatigables, qui rament pendant de très longues minutes avant de s’offrir les quelques secondes de grand frisson dans le rouleau rapide.

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What’s new ? [dimanche 15 novembre 2009, 13 h 30]

—> Illustration : peinture de TOMMASO DA MODENA, première moitié du XVIe siècle.

Le samedi, c’est champipi

Qui dit automne en Gironde dit chasse aux champignons. Il y a de la forêt et de la motivation, c’est intrinsèque à la région. Soyons honnêtes : mon keum et moi-même débusquons plus aisément le lactaire délicieux, la coulmelle ou même notre roi le Cèpe dans les bois d’Oléron, en général quand on part les mains dans les poches, bien loin des instincts de chasseurs-cueilleurs de nos ancêtres. Et ici, à moins de 20 kilomètres de notre home sweet home ? on s’arme du panier ad hoc, on révise dans le grand bouquin acheté exprès pour ça, même qu’on a passé près d’une heure chez Mollat à le choisir, c’est dire si c’est sérieux. Au final : point de cèpes, alors que deux autres couples dans la forêt en ont débusqués. Plein. Nous ne devons point être doués. A défaut de cèpes, on a rapporté une quantité raisonnable de chanterelles, qui ressemblent pile poil à ce que nous avons lu dans le grand livre et à ce que Sa Seigneurie Google nous a appris sur le sujet, jusqu’à l’odeur caractéristique de mirabelle ou d’abricot. Et surtout on a rapporté des photos, des images d’autres champignons que ceux qui se mangent avec le rôti de dimanche midi.
Tout d’abord, la jelly originel. Contrairement à ce qu’on raconte, la jelly, ce dessert anglais typique, insipide et fluo, a une origine naturelle. Elle pousse sa couleur jaune à orange sur les branches tombées à terre, voire se lance dans le marron franc sur le tronc encore debout :

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Il y a ceux qui s’accrochent aux arbres, de cette grosse langues épaisses et blanchâtres à la rimbambelle de mini-champignons avec leurs petits chapeaux pointus :

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Il y a ensuite les petites billes de couleurs, en bande ou isolées. A gauche, de tous petits champignons de moins d’un centimètre de diamètre, beaucoup plus roses dans la forêt que sur la photo ; à droite un isolé franchement violet mais un peu flou, le bougre se planquait derrière des choses qui piquent :

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Et puis enfin certains champignons se prennent pour des fleurs, soit en en adoptant la forme en vieillissant soit en s’accrochant sur une brindille, le bourgeon de celle-ci devenant le cœur d’une fausse fleur :

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What’s new ? [jeudi 12 novembre 2009, 16 h 50]

  • -0 copyJ’aimerais qu’on m’explique pourquoi l’Etat a acheté 30 millions de doses de vaccin de plus qu’il n’y a d’habitants dans le pays et a mis en place tout ce système éminemment complexe de centres de vaccination et de bons de vaccination envoyés par la poste, si, au bout du compte, il est très difficile de se faire faire les fameuses injections : Bachelot veut-elle vraiment que je me vaccine contre la grippe ? (Rue89).
  • Il rockait avec une jeune fille blonde au début des années 80, tous deux formaient le duo Elli et Jacno, et j’aimais bien même si je trouvais que ça ne volait pas très haut. Jacno est mort il y a quelques jours, à 52 ans ; c’est pas vieux, 52 ans (Les Inrocks, qui mettent en ligne des vidéos dont celle du tube « Le téléphone », si vous avez plus de 20 30 40 ans, ça va vous rappeler des souvenirs).
  • La concurrence est rude ! Renault va lancer en Inde une voiture à bas prix … moins chère que la Nano ? (Aujourd’hui l’Inde).

—> Illustration : Jan STEEN, Le docteur et sa patiente (détail), XVIIe siècle.

Collection # 21

Rouge

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What’s new ? [mardi 10 novembre 2009, 21 h 15]

  • Il n’y a pas que Total qui lorgne sur l’exploitation des sables bitumineux, qui mettrait inévitablement en péril l’écosystème des régions concernées : le groupe italien ENI a exactement la même idée, dont la mise en application détruirait des centaines de kilomètres carrés de la forêt congolaise pour quelques barils de plus (Effets de terre).
  • Vous vous souvenez de la R8 Gordini, cette petite bagnole sapée en Adidas ? il se pourrait qu’elle refasse surface, modernisée, puisque Renault relance la Gordini avec un modèle pour Twingo (Ouest-France).
  • La pêche à crevette … à cheval, ça existe, en tout cas en Belgique : Le Post l’affirme et montre même des images.

Certes, c’est un domaine [2]

Balade de samedi dernier, pile entre deux très grosses averses, mon keum dit qu’on a de la chance avec le temps. Le temps qu’il fait et celui qui passe. Domaine de Certes, donc. Tout d’abord la vue sur le Bassin, contre-jour et marée basse quand la vasière lance des flashes argentés :

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Puis au loin les oiseaux. Mouettes, cormorans, foulques bien sûr, c’est ce qu’il y a le plus, piaillant et plongeant, oiseaux noirs dodus avec le bec blanc. Et puis les cigognes, trop loin pour que l’on puisse les identifier sans forcer le zoom. La photo n’est pas terrible, mais oui, ce sont bien des cigognes :

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Avant que l’averse suivante ne nous rattrape, nous admirons le ciel et ses couleurs de temps de pluie, souvent les plus belles :

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05Et pourtant il y a une ombre au tableau, toujours la même, j‘en avais parlé dans le blog du temps d’avant : les chasseurs. Ils arrivent en fin d’après-midi pour titiller le colvert qui rentre au bercail. Habillés comme des militaires qui partent en guerre, éventuellement accompagné du fiston de 10-12 ans : y’a pas d’âge pour apprendre à être con. Et surtout, bien qu’un panneau à l’entrée du domaine interdise la circulation du deux-roues, à moteur ou pas, le chasseur se pointe en pétarou. Ça pue et ça fait du bruit, ça éclabousse dans les flaques, ça transporte même l’épagneul dans un panier : faudrait pas que Médor ait les pattes sales pour choper le caneton.

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Certes, c’est un domaine [1]

C’est un de ces endroits où nous aimons nous balader en dehors de l’été, non pas parce-que nous fuyons la foule mais simplement parce-que l’ombre y est rare. C’est aussi un de ces endroits que l’on croit naturel, avec ses oiseaux marins, ses cigognes et l’odeur de la mer, mais qui a en fait été totalement façonné par l’homme, tout comme les autres paysages « naturels » de la Gironde, il suffit d’en regarder l’image satellite pour s’en convaincre :

Ces rectangles tracés au cordeau correspondent à de très anciens marais salants mis en place au milieu du XVIIIè siècle sous l’impulsion d’un aristocrate du coin : c’est ainsi que naît le Domaine de Certes, sur les communes d’Audenge et Lanton, au fond du Bassin d’Arcachon. L’aventure du sel dure moins de 15 ans : le domaine et son marquis sont ruinés par la mise en place de taxes sur le sel en 1773. Au milieu du XIXè siècle, le Domaine est remis en état et les anciens bassins à sel sont désormais utilisés pour la pisciculture, activité qui n’a pas encore disparu aujourd’hui, et qui n’a rien à voir avec les piscicultures industrielles : le poisson arrive avec la marée montante, et est piégé dans les bassins par un système d’écluses, pas besoin de s’occuper de sa reproduction ou de son alimentation.
Avant de passer au deuxième épisode de cette balade, prenez le temps de regarder les 10 photos de ce petit diaporama (suite ce soir, ou demain, ou plus tard, bref quand je serai venue à bout de mon tas de copies et d’autres joyeusetés professionnelles) :

Les vidéos Vodpod ne sont plus disponibles.

What’s new ? [vendredi 6 novembre 2009, 21 h 15]

Le jour où le Mont Blanc sera italien …

… ça ne me fera ni chaud ni froid, il y a bien des gens qui prétendent que le Mont Saint Michel est breton ! Cette histoire de Mont Blanc qui passerait du côté italien n’est pas une berlusconnerie de plus, mais le résultat d’un phénomène géologique lent mais réel, constaté lors de la énième mesure du plus haut sommet d’Europe (quoique … tout dépend où l’on place la frontière orientale de l’Europe …). A ce sujet, j’apprends en parcourant un article du Parisien, que le Mont Blanc, dont on nous serinait qu’il faisait 4807 m quand on était môme, et on avait intérêt à le savoir par cœur, au même titre qu’il ne fallait pas oublier la Baïse quand on récitait les affluents de la Garonne, le Mont Blanc, donc, mesure aujourd’hui 4810,45 m, soit 45 cm de moins qu’il y a deux ans. Exercice : Sachant que le Mont Blanc mesurait 4810,40 m en 2001, 4810,90 en 2007 et 4810,45 en 2009, calculez en quelle année l’altitude du Mont Blanc sera à nouveau celle que j’ai apprise en CM1 (pour vous aider : année scolaire 1977-1978).
Et l’Italie dans tout ça ? j’y viens. C’est tout simple. En mesurant la montagne, les scientifiques ont constaté un déplacement latéral du sommet du mont vers l’Italie. Un déplacement de 26 cm. On calcule dans combien de temps le Mont Blanc ne sera plus le point culminant de la France, pour voir ?

What’s new ? [mercredi 4 novembre 2009, 18 h 30]

  • Redim-0La mort de Claude LEVI-STRAUSS fait la une de la plupart des journaux aujourd’hui, celle de Libé, accompagnée d’un très long papier, est superbe d’émotion et de sobriété. Sciences&Avenir rend hommage à sa manière à ce grand bonhomme, en re-publiant un article que la rédaction du magazine lui avait consacré il y a un an : les 100 ans d’un géant.
  • Les films allemands, malgré des productions de qualité et quelques succès publics mérités, restent peu connus hors d’Allemagne : le cinéma allemand entre ivresse et gueule de bois (La Libre Belgique).
  • Que faire contre la plaie des bouchons en ville ? je dirais bien : « prendre le bus », mais ça ne ferait pas un article bien long. 4 idées publiées par LePost, puisées à Londres, à Séoul, en Suisse et à Paris.

Collection # 20

Rues et places parisiennes

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What’s new ? [mardi 3 novembre 2009, 17 h 00]

  • Puisque les abeilles meurent dans les champs, élevons-les en ville : l’apiculture devient une culture urbaine, avec ici l’exemple de Toulouse (20 minutes).
  • Bonne nouvelle … si elle se concrétise : le Bassin d’Arcachon bientôt classé « parc marin » (La Dépêche ; c’est quand même marrant qu’une fois de plus j’apprenne quelque chose concernant la Gironde dans un canard de Toulouse et pas dans Sud-Ouest ; passons …).
  • Puisqu’on nous bassine avec des histoires d’identité nationale, histoire de savoir ce qu’est être français, et bien je vais vous le dire : c’est refuser qu’un de nos fromages à nous, bien crémeux, puissent être fabriqué ailleurs que dans les alpages qui l’ont vu naître. Na! Il faut sauver le Saint-Marcellin (Le Post).

Des travaux pour sauver la bourse du travail

C’est un bâtiment inauguré en 1938, deux ans après les luttes ouvrières enfin gagnées qui avaient permis à des milliers de salariés de connaître enfin le sens du mot « vacances » lors de ce bel été 1936. Donc style art déco comme on en trouve encore facilement à Bordeaux, béton pur et bas-relief à la gloire du monde du travail. Ça, c’est pour l’extérieur, que l’on doit à Jacques D’WELLES, architecte en chef de la Ville, les bas-reliefs étant d’Alfred JANNIOT.

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La Bourse du Travail de Bordeaux est non seulement une institution vitale (c’est la maison commune des syndicats), mais est aussi un monument à part entière, un gros morceau de patrimoine avec de superbes œuvres dedans, dont de gigantesques fresques signées Jean DUPAS, Camille de BUZON, ou Pierre-Albert BÉGAUD, et présentant notamment une allégorie de la ville de Bordeaux, avec port et pinard.

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Pendant des dizaines d’années, ce bâtiment s’est délabré au grand dam de ceux qui l’occupent. Son classement par les monuments historiques, à la fin des années 1990, ouvre des perspectives de rénovation, mais il ne se passe rien de significatif, si ce n’est une provisoire mise hors-d’eau après l’effondrement d’une partie de la toiture qui avait contraint la plupart des syndicats à l’exil vers d’autres lieux de la ville. Finalement, les travaux sérieux de remise en état sont entamés en 2007 : mise aux normes pour la sécurité, mais aussi remise à neuf dans le style art-déco, sans trahir l’œuvre initiale. Les travaux sont désormais à peu près achevés, et le bâtiment devrait probablement rouvrir au public sous peu.
J’ai eu l’occasion de visiter cette splendide bâtisse lors des journées du patrimoine de septembre 2008, et j’étais partagée entre l’émerveillement (ces fresques dont j’avais vu des repros mais que je voyais en grand pour la première fois), le goût personnel plus que satisfait pour l’histoire du monde ouvrier, et la tristesse de voir tant de salles et couloirs gris, lugubres, au matériel obsolète. Petit diaporama, réalisé à partir des photos prises le 20 septembre 2008 :

Les vidéos Vodpod ne sont plus disponibles.

—> Sources :

Retour à la maison de Gainsbourg

0PA310093Il y a un an, je m’étais arrêtée un bon moment rue de Verneuil, devant la maison qu’occupait Serge Gainsbourg : rarement vu autant de tags, de graffitis, de mots en vrac, de dessins et de collages sur un si petit espace. J’en avais fait une note, laissée en blog en heure et en temps, et puis plus rien.
L’artiste Arnaud JOURDAIN, dont je n’avais jamais entendu parler avant de lire son nom ce midi sur le site web de L’Express, en a fait un tableau vivant : il joue vraiment avec l’œuvre d’art  évolutive qu’est devenue la façade de cette maison. Des milliers de photos prises sur plusieurs années, qui défilent en formant un clip, et que l’artiste a surtout détourées, superposées, décollées virtuellement pour leur donner vie, et c’est superbe : à voir en cliquant ici.

What’s new ? [lundi 2 novembre 2009, 13 h 10]

  • La démocratie n’est pas pour tout de suite en Afghanistan : le 2e tour des élections présidentielles vient d’être annulé (France-Info).
  • La génétique est décidément partout. Voilatipa que des chercheurs étatsuniens viennent de dénicher un gêne du chauffard … (Sciences&Avenir).
  • On l’appelle la « loi de l’emmerdement maximal », celle qui assombrit assez souvent les lundis matins, mais pas seulement. Qui connaît réellement la loi de Murphy (parce-que c’est son nom) et l’origine de celle-ci ? Réponse en images qui bougent avec du son autour, mise en ligne par Ça m’intéresse :

Les vidéos Vodpod ne sont plus disponibles.

Distrayant mais nuisible

Les passants s’accoudent à la rambarde qui domine la Garonne, ou plutôt la vasière qui se dégage lorsque la marée descend. Qu’est-ce qui peut bien les attirer à cet endroit plutôt tristounet ? Une bande de ragondins, cinq au moins, et ce n’est rien par rapport à ce que j’ai vu il y a plus d’un an en rive droite.
Le ragondin, importé en France il y a plusieurs dizaines d’années pour fabriquer du manteau de fourrure low coast, pullule et met la zone dans les berges, qu’il sape allègrement. Il entre aussi en concurrence territoriale avec d’autres animaux, tout comme le vison d’Amérique détruit les habitats du vison d’Europe (c’est pour cela que le collectif qui a revendiqué la « libération » de visons d’Amérique d’un élevage de Dordogne rassemble des zozos imbéciles nuls en sciences, et non des citoyens responsables).
A ce titre, la préfecture de Gironde a classé le ragondin comme espèce nuisible qu’il est conseillé de détruire (dans un pays de chasseurs, l’info ne passe pas inaperçue, même si la palombe fait plus chic sur la table dominicale), au même titre que la fouine, le rat musqué, ou le sansonnet  (arrêté préfectoral du 19 juin 2009, corrigé par une ordonnance du tribunal administratif de Bordeaux du 15 septembre 2009, qui retire de la liste des animaux pas si nuisibles que ça ou trop rares dans la région pour constituer une réelle menace, comme le renard, la pie bavarde ou la martre).

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