What’s new ? [mercredi 30 septembre 2009, 20 h 05]

  • France-Télécom est beaucoup montrée du doigts en ce moment, les suicides y étant très nombreux. Mais il ne faudrait que cette entreprise cache l’immense forêt du mal-être au travail. Stress au travail : chez Michelin aussi, où plusieurs salariés ont mis fin à leurs jours depuis 2008 (Nouvel Obs)
  • Le patron du Figaro en prend plein la tronche dans Slate, on peut même dire qu’il est habillé pour l’hiver et qu’il ne risque pas d’avoir froid (d’où la photo qui illustre l’article ?) : Serge Dassault, politicien réac du XIXe siècle.
  • foretviergerousseauLes z’animaux du zoo de Pont-Scorff chantent le blues et prennent la poudre d’escampette. Ça peut mal finir : les deux panthères qui avaient joué les filles de l’air lundi ont été abattues. Mais cela n’a pas découragé deux autres animaux, qui depuis ce matin errent hors des barreaux : après les panthères, un couple de lynx s’échappe de son enclos (Le Télégramme).

—> Illustration : la Forêt Vierge du Douanier ROUSSEAU

Collection # 15

Gouttes d’eau

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What’s new ? [lundi 28 septembre 2009, 20 h 30]

  • Redim-0L’Allemagne va se thatchériser vitesse grand V, la chancelière Angela Merkel ayant obtenu non seulement la majorité mais le soutien des libéraux qui, déjà, annoncent vouloir faciliter les licenciements et supprimer l’agence pour l’emploi, tandis que Mme Merkel envisage le plus sérieusement du monde de laisser tomber la dénucléarisation du pays (infos d’Arte aujourd’hui). Derrière la victoire, la poussée des libéraux (Rue89) est bien ce qui m’inquiète (mais le bon score de Die Linke et des Verts me réjouit, c’est toujours ça de pris).
  • Odieux, tout simplement odieux ! On connaissait déjà les sièges individuels tape-cul bien séparés les uns des autres, qui ont remplacé les bancs dans les couloirs du métro pour que les SDF ne fassent jamais dodo. J’avais vu des bittes métalliques ou bétonnés devant des vitrine de magasin, pour être sûr qu’à aucun moment un SDF puisse se sentir bien, assis simplement. Il ne reste que les dessous des ponts, leurs courants d’air et leur persistante odeur de pisse ? Même plus, fini le dessous des ponts : contre les SDF, l’agglomération d’Orléans creuse des tranchées (Libé Orléans). Le premier qui me parle de solidarité en France, je le tarte !
  • Une fois n’est pas coutume, je termine cette note par une rubrique people, parce-que parfois ça fait du bien de se détendre l’esprit avec des conneries. Vous allez voir comme c’est romantique : le duc et la duchesse de France se sont mariés au Pays Basque, à deux pas de la tombe de Luis Mariano (Sud Ouest). Roucoulez je le veux !

—> Illustration :

  • la chancellerie à Berlin (photo prise en décembre 2008)

Achèvement des travaux

Bien que non encore totalement terminée, la passerelle dont je parlais ici-même le 8 septembre a désormais son allure finale. La partie qui enjambe les voies de circulation est totalement achevée, le terre-plein qui permet d’y accéder sur le quai aussi. La partie la plus rigolote (osons l’imaginer avec la foule !), celle qui s’élance vers la Garonne et s’arrête net au-dessus de l’eau, est en voie de finition… :

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… on voit bien qu’il manque quelques morceaux :

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Au final, la passerelle est plutôt belle, et j’apprécierai qu’elle soit maintenue en place bien au-delà d’Evento (9-18 octobre). D’après ce que j’ai entendu dire de-ci de-là, c’est aussi le désir de la mairie, qui évoque la possibilité de la maintenir en place pendant quelques mois.

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—> A cliquer :

  • une photo aérienne de la passerelle, alors que les travaux n’en étaient encore qu’à la moitié de l’histoire : c’est la petite chose jaune sur la droite de l’image, ne laissez pas vos yeux s’égarer sur le chapiteau du cirque (très bien aussi, mais hors sujet ici).
  • mise à jour du 30 septembre : une autre photo aérienne, montrant la passerelle cette fois achevée (à deux planches et trois clous près).

What’s new ? [dimanche 27 septembre 2009, 18 h 00]

  • Selon les jeux qui rythmèrent ton enfance, la nouvelle qui suit va emplir ton petit cœur d’émotion larmoyante et nostalgique, ou au contraire te plonger dans une affliction profonde sur l’air de « où va la culture ? ». Je préfère en rire et me dire que ça, au moins, ça ne passera jamais à l’Utopia : un film sur la poupée Barbie serait en préparation (AlloCiné). Damned !
  • Dans la catégorie « encore une question que tout le monde se pose » : un avion peut-il voler en marche arrière ? la réponse est oui, mais pas n’importe quel coucou, un jeune Suisse vient de le prouver (Sciences&Avenir).
  • Redim-0Pour le plaisir des yeux, L’Internaute publie 20 photos de tête à tête avec les insectes. C’est très beau, sans la moindre prétention scientifique (ce n’est pas le site pour ça). Dommage que l’ergonomie du site soit si agaçante.

Procès en sorcellerie

0En 1609, sous le règne d’Henri IV dont je dis parfois qu’il est le roi préféré des Français depuis que la France est une république, sous son règne, donc, à deux pas de son pays natal, des procès en sorcellerie gigantesques ont eu lieu au Pays Basque. Cette région a d’ailleurs à ce sujet organisé un certain nombre de conférences cette année, pour le 400e anniversaire de l’événement, et c’est aujourd’hui Sud Ouest qui y consacre un article (Il y a 400 ans, le procès sanglant de la sorcellerie). C’est ce dernier qui m’a inspirée aujourd’hui, malgré quelques raccourcis gênants (parler de « temps obscurs » pour qualifier le moyen-âge est un cliché largement battu en brèche par l’historiographie contemporaine ; l’opposition de ces « temps obscurs » à une fin de Renaissance qui serait plus éclairée relève de la même méconnaissance de la période, souvenons-nous des massacres des guerres de religion pour en faire la preuve. Parenthèse fermée).
En cette année 1609, il y eut donc un long procès contre sorcières et sorciers, qui dura près de quatre mois. Plus de 500 témoins furent entendus. Ce procès est à replacer dans une tradition de « chasse aux sorcières » plus ancienne dans cette région. La population se plaint de choses diverses et variées, plus ou moins faciles à prouver : on accuse les sorciers et sorcières de jeter des sorts au bétail ou de freiner la fécondité masculine, mais pas seulement : on raconte que des femmes dansent avec des crapauds, que le Diable en personne sodomise des enfants, etc . Le roi Henri IV décide donc d’ « éradiquer la sorcellerie en Labourd » (le Labourd est une des provinces basques).
Les audiences sont d’une grande violence : les hommes et les femmes accusés de sorcellerie ne sont pas seulement interrogés mais torturés. On recherche sur leur corps la marque du Diable : les accusés sont nus lors des « interrogatoires ». La condamnation à mort est systématique et l’exécution suffisamment spectaculaire pour donner une valeur expiatoire à la chose (on allume les bûchers, on sort les cordes pour la pendaison).
Les procès se poursuivent pendant les trois ans qui suivent, mais à Bordeaux, dont dépend le Pays Basque sur le plan judiciaire : des femmes y sont ainsi jugées pour sorcellerie, des femmes qui ne parlent que le basque et que l’on interroge en français. La condamnation est inévitable.

—> Illustration :

  • Détail d’un tableau de José Gonzalez de la Peña (peintre espagnol de la fin du XIXe s et du début du XXe s), qui représente une rencontre de sorcières folkloriques (notez les chapeaux pointus, les nez crochus et les mentons en galoche) dans une rue de Ciboure.

What’s new ? [samedi 26 septembre 2009, 18 h 30]

  • On va pas rigoler bien longtemps : l’impact du réchauffement en France se précise, et la facture va être salée (Le Monde). Si on assiste à ce qui est annoncé, à savoir une élévation de la température moyenne en France métropolitaine de 3°C à 4°C d’ici la fin du siècle, la répétition de phénomènes climatiques extrêmes (tempêtes, sécheresses ou autres) va s’accélérer et le déficit en eau douce pourrait s’avérer hautement problématique.
  • Redim-0Un auteur d’AgoraVox revient de manière précise et fouillée sur un film que j’ai particulièrement aimé, et quoique aujourd’hui un peu daté, il reste un grand moment de bonheur à chaque re-visionnage : retour sur le Déclin de l’Empire Américain (Denys Arcand, 1986). L’article va bien au-delà du film, évoquant justement cette idée de déclin ou plutôt d’impression de déclin, en dépassant le cadre québecois du film. Après cela, on est libre d’adhérer ou non au point de vue de l’auteur.
  • On décroche la palme qu’on peut ! Afrique du Sud : le pays le plus inégalitaire au monde (20 minutes). Classement sérieux qui s’appuie sur le coefficient de Gini (calcul savant qui mesure l’inégalité au sein d’une population ; on considère qu’au-delà de 0,4, la situation peut être explosive), et qui détrône le Brésil, jusque là détenteur du record qui ne fait vraiment pas plaisir. L’article est malheureusement un peu rapide.

La Chine, une grande puissance économique ? laissez-moi rire …

Conférence de l’APHG mercredi dernier à Bordeaux. Sujet : la Chine. Parmi les intervenants, deux pointures, deux talents oratoires : Thierry Pairault et Pierre Gentelle. Un régal. Je vais essayer de rapporter quelques unes des pistes ouvertes par ces deux universitaires concernant l’économie de la Chine, sans j’espère trahir leur pensée. Quelques idées en vrac (le vrac est de moi, pas des chercheurs cités plus haut) :

• La croissance du PIB de la Chine a frôlé les 10% en 2008. Cela peut sembler énorme si on compare aux économies occidentales, mais ce chiffre a-t-il un sens ? Il n’y a pas corrélation entre croissance du PIB et niveau de vie des populations. La même année, l’Angola a vu son PIB croître d’un peu plus de 15%, est-ce pour autant un pays riche ? La croissance du PIB de la Chine n’est ni si forte que ça (comparée à d’autres pays) ni exceptionnelle. Au regard d’autres indicateurs et en effectuant quelques exercices comptables que je suis bien incapable de reproduire ici, le taux de croissance du PIB devrait en théorie être beaucoup plus élevé (15 à 25%). Cela est à mettre en relation avec un des plus forts taux d’épargne au monde : 50% du PIB (par comparaison : 11% pour l’Union Européenne, moins de 1% pour les Etats-Unis). Une part de la croissance est-elle invisible pour les statistiques ? cette économie chinoise est-elle réellement rentable ?

• Une économie tournée essentiellement vers l’extérieur : c’est de là que viennent les investissements, c’est là que repartent les objets produits dans les usines chinoises. Ce choix de développement économique favorise la région littorale (14% du territoire), mais néglige le reste du pays. Forte croissance (quoique relative) n’implique donc pas amélioration forte du niveau de vie. Les inégalités se creusent, ce qui peut, à terme, provoquer une instabilité sociale (le coefficient de gini est supérieur à 0,4). Les 10% les plus riches détiennent un tiers du patrimoine, ce qui n’est pas sans ironie dans un pays communiste (par comparaison : en France, les 10% les plus riches détiennent un quart du patrimoine).

• La qualité des productions se heurte au faible niveau technique des travailleurs : ceux qui forment la population active aujourd’hui ont, en gros, été scolarisés dans les années 1990. L’école est certes obligatoire depuis 1986, mais l’application de cette loi n’a été effective qu’en 2000. Il y avait donc, dans les années 1990, entre 80 et 90% des enfants inscrits à l’école. Ce n’est pas rien, mais ça ne veut pas dire grand chose : l’absentéisme est fréquent (travaux dans les champs, faible contrainte familiale), certains inscrits n’ont jamais mis les pieds à l’école (pas de contrôle), d’autres ne parviennent pas à apprendre. Sur ce dernier point, les chiffres sont cruels : le recensement très fiable de 1990 montre qu’un tiers des enfants de 14 ans ne sont déjà plus scolarisés et qu’un autre tiers est encore à l’école primaire. Qui entre dans l’enseignement supérieur ? La population chinoise n’est donc pas, pour l’instant, si bien formée qu’on le dit. Cela ne s’arrange pas vite : les dépenses d’éducation y sont plus faibles que dans certains pays beaucoup plus pauvres, la scolarisation des filles n’est toujours pas systématique, peu de personnes accèdent à l’enseignement supérieur.

• La Chine récupère 4,5% des IDE mondiaux. Ce chiffre n’est pas si énorme que ça (France : 8,6%) d’une part, et d’autre part il est probablement sur-évalué (de l’argent sort en douce du pays et y re-rentre sous la forme d’IDE). Si l’on ramène le stock d’IDE au nombre d’habitants, ce chiffre est ridicule (stock d’IDE par tête presque 10 fois plus faible que la moyenne mondiale). Ces capitaux se dirigent pour les trois quarts vers l’industrie (moyenne mondiale : 23%), ce qui renforce le côté « pays atelier » et semble cantonner la Chine dans ce seul rôle. L’innovation n’a donc pas vraiment sa place : seule une minorité des demandes de brevets déposées chaque année est acceptée, ce n’est pas un hasard (lien notamment avec le problème de la formation évoqué plus haut : au final, il n’y a que 1% de la population chinoise qui est bien formée).

• Les IDE, bien que finalement assez faibles, soutiennent l’économie chinoise : ils entraînent 30% de la production industrielle et 60% des exportations. On a donc une opposition nette entre un secteur dynamique dominé par l’étranger et un secteur national moins dynamique.

• La Chine apparaît donc, au seul regard des chiffres, comme un nain économique. Le monde entier a l’illusion qu’elle progresse plus vite qu’elle ne le fait réellement, c’est notamment pour cela qu’une part des capitaux étrangers s’y dirige.

• A cela s’ajoutent, comme partout mais avec une acuité particulière, des problèmes environnementaux. La mode est au développement durable : la Chine suit un peu pour faire comme tout le monde, mais on peut aussi penser que la prise en compte des problèmes est réelle. Cela dit, la priorité reste le développement, polluant ou pas. En affirmant cette prise de conscience quant à l’environnement, la Chine récupère des fonds pour dépolluer.

La brouette à voile

On raconte de-ci de-là et chez Wikipédia (à la page « char à voile »), qu’un drôle d’engin aurait permis aux bâtisseurs de la Muraille de Chine, au IIIe siècle avant notre ère, de transporter les matériaux grâce à un engin résolument moderne, pour ne pas dire « révolutionnaire », mais « résolument révolutionnaire », ça faisait pas joli dans la phrase. La chose serait même beaucoup plus ancienne que ça : certains auteurs parlent du VIe siècle avant notre ère.
0Cet engin est d’abord une brouette. Basique, certes, mais il y a 24 siècles, c’était sacrément novateur. Celle-ci étant assez grande et fort lourde, on pouvait à l’occasion y ajouter une voile et harnacher le porteur avec des sangles attachées dans le dos pour soulager ses bras. C’est cette voile qui en fait l’originalité.
Fort bien. Je lis par ailleurs, dans la Petite Histoire de la Chine de Xavier WALTER (éd. Eyrolles, 2007), que cette innovation, sans en perdre son originalité et sa fonctionnalité, serait un peu plus tardive : en gros l’époque des Han intérieurs (IIe-Ier siècles av JC). Peu importe la date au fond, qui ici relève du chipotage. Un chipotage qui occupe les trois quarts de cette note, tout de même !
Ce qui compte, c’est l’engin. La roue est plus grande que sur nos brouettes modernes, et peut même diviser le caisson en deux compartiments, dont il faut alors équilibrer les charges. La brouette est plus large et plus longue que celle qui sert au jardinage ou au bricolage : on peut y placer des passagers, jusqu’à dix pour les plus grandes brouettes. En tapotant sur Google, j’ai déniché une photo qui prouve que l’usage de cette brouette à voile a duré bien au-delà des temps antiques et médiévaux : cliquez ici (la photo date de 1900).

What’s new ? [jeudi 24 septembre 2009, 13 h 15]

Collection # 14

Jeux de reflets sur le Cours du Chapeau-Rouge (Bordeaux)

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—> A cliquer :

What’s new ? [lundi 21 septembre 2009, 19 h 50]

La lanterne la plus haute

Lanterne des morts de Saint-Pierre-d’Oléron (Charente-Maritime)

0Au moyen-âge, on prenait tellement bien soin des morts qu’on ne voulait pas qu’ils aient peur dans la nuit. L’explication est un peu sommaire, j’en conviens, mais c’est bien afin de guider les âmes des défunts que ces tours longilignes furent édifiées un peu partout en France, mais avec quand même une certaine prédilection pour l’actuelle région Poitou-Charentes et la Dordogne. Les ouvertures réalisées au sommet de la construction servaient en quelque sorte de phare : on y hissait une lampe allumée à la nuit tombée.
Il ne semble pas facile de connaître précisément l’origine de cette pratique, a priori disparue (des lanternes des morts furent néanmoins parait-il édifiées dans certains cimetières militaires après la Grande Guerre) : on évoque parfois une vague origine celte, mais sans autre précision.
La lanterne qui se trouve au centre du village de Saint-Pierre-d’Oléron (que dis-je, de la ville : c’est la capitale de l’île, tout de même !) a ceci de particulier qu’elle est la plus haute encore debout (un peu plus de 20 mètres). C’est bien sûr elle qui illustre cette note.

—> A cliquer :

  • la liste des lanternes des morts françaises, établie par Wikipédia.

Marée d’équinoxe sur la plage de Boyardville

Plage de Boyardville, île d’Oléron, aujourd’hui en fin de matinée. L’air est encore doux malgré le plafond bas, et la basse-mer annoncée à l’heure du déjeuner attire le pêcheur du dimanche. Coefficient 107 ou 109, on ne va pas chipoter : dans tous les cas ça découvre loin, très loin, donnant presque l’illusion qu’on pourrait rejoindre l’île d’Aix à pieds secs.

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La pêche à pied, surtout la pêche aux coques qui se fait dans le sable doux et non dans la vase collante, est une activité familiale. On y amène mémé, pépé, tonton, tata, et aussi fiston qui préfèrerait peut-être draguer la drôlesse un peu à l’écart, mais la marée ça n’attend pas. On sort les bottes en caoutchouc, les vieux pantalons qui ne craignent plus rien, les cirés jaunes pour faire marin ou les polaires vertes pour faire … pour faire … ah bah là je cale, je vois pas. Touches fluos sur la plage, entre les couleurs ternes du sable et du ciel décidément très gris.

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C’est la position qui compte : tout le monde le derrière dressé, et les mimines qui grattouillent le sable. Faut rapporter de la coque pour dîner ce soir. Alors on creuse, on prend même des outils, on laboure la plage. Encore heureux que kiloutou soit fermé le dimanche sinon on viendrait avec la pelleteuse. Ce n’est plus une partie de plaisir mais une course, faut faire du chiffre, 7 kg de coques qui dit mieux, et qu’importe si la plupart des coquillages pêchés ont une taille trop petite pour que les bébêtes aient eu l’opportunité de se reproduire. Un sacré gâchis tout de même, mais pas toujours : le dilettante respectueux qui se prend quelques belles bestioles pour l’entrée de ce soir, pas plus que nécessaire, existe. Lui au-moins ne risque pas de se faire un lumbago en soulevant son seau.

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Au rouge, on s’arrête !

Redim-l'ancêtreOn ne peut pas dire que ça soit un scoop : au feu rouge, on monte les deux pieds sur le frein s’il le faut, mais on s’arrête. Normal. Depuis un paquet de mois (dois-je compter en années ?), on nous annonçait des radars de feux à Bordeaux, histoire de bien faire comprendre à ceux qui grillent la priorité que c’est une mauvaise idée. Le carrefour de Tourny était sur la liste des pièges à distraits de la couleur. Je guettais vaguement l’installation de la chose, m’attendant à voir un genre de monstre comme j’en avais déjà vu un à Paris (image ci-contre à droite), une chose énorme, sur ou après le feu, mais pas un truc ridicule et fort discret, et surtout placé bien avant le feu :

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Je m’adresse là aux Bordelais qui n’ont pas encore repéré l’engin ou qui savent qu’il a des petits frères ailleurs, mais aussi aux visiteurs ébahis par tant de beauté qui ne voient même plus la couleur des feux (c’est Redim-flashau passage piéton du Miroir d’eau qu’il en faudrait un, parce-que là ça grille mieux que mon toaster le matin à l’heure des tartines) : l’objet est placé sur le Redim-vue de la voiturecours de Verdun, juste avant le feu de la place Tourny quand on va vers Gambetta (voir plan à la fin de cette note). Quand on se positionne près du feu, on voit nettement le flash (photo ci-contre à gauche), et je peux vous affirmer qu’il ne souffre d’aucun disfonctionnement. L’automobiliste arrivant sur zone ne voit lui qu’un bidule noir monté sur tige (photo ci-contre à droite), ou même ne voit rien du tout because arbre proche notamment. A bon entendeur …

What’s new ? [jeudi 17 septembre 2009, 9 h 15]

  • 0Les travaux pharaoniques de désensablement du Mont-Saint-Michel avancent. La première grande phase est désormais achevée : pièce maîtresse de la restauration du milieu maritime, le barrage du Couesnon entre enfin en fonction (Le Monde). Ce barrage a notamment pour but d’empêcher la formation de nouveaux dépôts sédimentaires, qui relient inexorablement le Mont au continent.
  • Quel peut bien être le chiffre d’affaires d’Ikea en Chine puisque les clients n’y achètent rien et ne s’y pressent que pour s’y prélasser et boire des sodas gratuitement ? Des rêves de classe moyenne chez Ikea, ou comment péter plus haut que son c… sans dépenser un yuan (Rue 89, qui reprend un article d’Aujourd’hui la Chine).
  • La ministre de la santé l’a affirmé hier : l’épidémie de grippe A a démarré en France, plus fortement dans certains régions que dans d’autres (La Croix, qui illustre son article d’une carte de la situation de la deuxième semaine de septembre). Bien que peu touchée, l’Aquitaine compte suffisamment de cas pour que certains écoles ferment une semaine : c’est le cas du collège le plus proche de chez moi.

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  • Photo de la Baie du Mont-Saint-Michel, que j’ai prise il y trois ou quatre ans.

Rouler en DS ou en Trabant ?

Le Salon de Francfort ouvre ses portes demain, et au beau milieu des automobiles rutilantes et vrombissantes pour pétés de thunes en tout genre, on peut se faire un coup de nostalgie. Malgré le titre de cette note, je ne parle pas de la Citroën DS 3, qui n’a de DS que le nom et qui ne ressemble à rien. Pour trouver de la nostalgie dans cette resucée d’Austin Mini, il faut de l’imagination.
0Je parle plutôt d’une drôle de petite chose, tape-cul au possible, qui fut fabriquée en RDA, ça commence à dater. Qu’il existe une nostalgie pour la RDA n’est pas si nouveau que cela : j’en avais vaguement parlé dans mon précédent blog, après une petite semaine passée à Berlin. La Trabant, caisse à savon montée sur roues avec un moteur qui fait « pott pott pott » bien fort, fait partie de ce climat un peu bizarre. D’où coup de commerce, parce-qu’on ne va pas laisser passer une si belle occase d’attirer le chaland. Le projet d’une New Trabi ? pourquoi pas. Le prototype présenté à Francfort (et hier soir aux infos d’Arte) a gardé le look franchement ringard du modèle d’origine, c’est-à-dire assez cubique (mais le moderne monospace Picasso aussi, et pourtant ce n’est un remake de rien, si ce n’est probablement des boites de Lego et de Playmobyl de ses designers). Les phares ronds comme les yeux sur les dessins d’enfant ont été à peine retouchés. Pour le reste, le changement est radical : moteur silencieux puisque électrique, celui-ci étant alimenté par un panneau solaire couvrant tout le toit, équipements de sécurité de rigueur, vrais amortisseurs pour que les fessiers des passagers n’aient pas la sensation d’être directement posés sur le bitume.

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  • des Trabant d’époque remises en circulation à des fins touristiques (photo shootée à Berlin en décembre 2008).

—> A cliquer :

What’s new ? [mercredi 16 septembre 2009, 14 h 30]

  • Le 14 décembre est la journée du chant choral, le 26 avril celle de la photographie au sténopé et le 15 octobre la journée mondiale du lavage des mains : du tricot à la prostate, 200 jours par an sont des « journées de … » (Rue 89 en dresse une liste non exhaustive mais commentée). Il reste 165 jours pour être tranquille, c’est toujours ça de gagné !
  • CaféBabel nous entraîne sur les routes d’un pays méconnu : l’Albanie. Je découvre ainsi que la bagnole y est reine (le moindre village a sa station essence), à tel point qu’on peut toujours y laver sa voiture même quand l’eau potable manque par ailleurs, ce qui est fréquent l’été.
  • 1Voici enfin l’histoire d’un tableau de maître qui n’en était pas un, et puis finalement si : le Velazquez en était bien un, ou comment un portrait signé Velazquez et entré dans les collections d’un musée de New-York en 1949 avait été considéré comme une imposture 30 ans plus tard, pour se rendre enfin compte aujourd’hui que ladite signature était bien authentique. On appelle ça tourner en rond (Slate).

—> Illustration :

  • Un autre tableau de Velazquez : Petit déjeuner.

Collection # 13

Le pigeon et le cardon
Jardin public de Bordeaux, septembre 2009

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Le fric pue la clope

C’est la crise depuis un an pile poil. On nous le serine sur tous les tons à la radio, même moche, un anniversaire ça se fête. La crise, c’est le chômage, la galère, la misère, la trouille des lendemains qui chantent faux et sans musique. C’est aussi les valeurs boursières qui dégringolent, les traders qui empochent, et les petits malins qui surfent sur le tout. La bourse en vrac ? en gros oui, et d’ailleurs peu me chaut. Du verbe « chaloir ». Ça veut dire que je m’en tape, c’est tellement épidermique et peu fiable tout ça. La bourse en vrac ? oui, bis, mais pas pour toutes les boîtes (tant mieux pour celles qui sont sérieuses) ni même pour tous les fonds de placement.
Et là, la morale qui était déjà depuis fort longtemps une valeur relevant de l’utopie, du moins dans le domaine du pognon, la morale, disais-je, en prend un coup. Elle a l’habitude, la morale. Mais quand même. On pourrait se dire que les placements qui ont la cote sont ceux qui se colorent en vert, toutes ces choses qui feraient du bien à la planète, les énergies renouvelables, l’agriculture bio, les vêtements en bambou, que sais-je encore. C’est bien ce qui rend vert qui a la cote, mais pas du même vert : il s’agit là, plutôt, du vert du type qui a trop bu.
1En effet, et l’affaire est relatée par Le Monde, un fonds de placement étatsunien a eu du nez, peu scrupuleux certes : nez qui lui fait exclusivement investir dans le caca pas bon qui tue les gens, à savoir les cigarettiers, les fabricants de bibines et les marchands d’armes. Rien que du beau monde, pour qui je suis fière de ne pas travailler. Dans la série « appelons un chat un chat », ce fond de placement a pris pour nom « Vice fund ». Au moins on sait où on met les pieds, et on ne peut pas dire après ça que l’argent n’a pas d’odeur ! Le pire dans cette affaire c’est que la petite entreprise ne connaît pas le crise, la valeur des actions ayant fortement augmenté entre 2002 et 2007, et ayant nettement moins baissé que les autres valeurs boursières depuis le début de la crise.

What’s new ? [vendredi 11 septembre 2009, 14 h 00]

  • La chine cherche des sources d’énergie par tous les moyens. Puisque le charbon pollue et tue (combien de coups de grisou encore cette année ?), puisque l’hydroélectricité semble avoir atteint ses limites avec ce barrage des Trois Gorges qui fuit et qui s’envase, pourquoi ne pas se tourner vers le vent ? L’énergie éolienne, solution d’avenir pour la Chine (Aujourd’hui la Chine).
  • On vit très vieux à Okinawa, cette île du Japon qui bat le record du nombre de centenaires (la doyenne a 114 ans). La proportion de centenaires y est deux fois plus élevé que dans le reste de l’archipel, qui en dénombre déjà beaucoup et de plus en plus chaque année : plus de 40 000 centenaires au Japon (Libération).
  • 1Sciences & Avenir pointe un fait déjà connu, mais qu’il est bon de rappeler : l’aquaculture pompe les ressources marines. Et oui ! Penser que l’élevage des poissons permettra de sauver les espèces dont les effectifs diminuent rapidement est une erreur, notamment parce-que les saumons, dorades, bars, etc sont des poissons carnivores, et qu’il faut bien d’autres poissons pour les nourrir avant qu’ils ne finissent dans le court-bouillon.

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  • Nature morte avec poissons, d’Alexander ADRIAENSSEN (XVIIe siècle). Remarquez le chat en arrière-plan, dont on ne voit que la bobine, et qui regarde avec envie les succulents poissons encore crus.

Contribution personnelle à la lutte contre le chômage

Mon ami mon frère, toi qui, malgré ton physique avenant voire ton côté « beau gosse » qui les fait toutes craquer quand tu passes dans la rue, toi qui, disais-je, cherche désespérément un boulot sympa, j’ai ce qu’il te faut. Toi qui ne cours pas après l’argent, qui aime les voyages, qui te débrouilles fort bien en langues étrangères, tu vas voir enfin le bout du tunnel. Toi qui ne savais pas comment mettre en valeur ce délicieux accent moldave qui teinte agréablement ton roumain, que tu parles couramment, tu vas enfin pouvoir postuler à un emploi où l’on saura reconnaître tes qualités : deviens président de la République de Moldavie.

—> Source :

  • Courrier international n°984, semaine du 10 au 16 septembre 2009, rubrique « Insolites ». En effet, la Moldavie n’a toujours pas de président de la République. De désespoir, l’Etat a fait paraître une petite annonce sur internet.

Le lait des vieillards

completEn ce septembre marqué comme il se doit par les vendanges et les foires aux vins, il est amusant de se souvenir que dans des temps qui peuvent sembler déjà lointains, la consommation de vin était non seulement habituelle mais vivement conseillée. On est même loin, dans ces années d’entre-deux-guerres, du seul verre de Bordeaux quotidien comme gage de bonne santé, voire rien d’autre que de l’eau, parce-que l’alcool ça fait bobo. Pas faux.
J’ai ainsi déniché, franchement par hasard parce-que je cherchais tout à fait autre chose pour le boulot (sacré Gougueul !), une image représentant la couverture d’une carte routière des éditions Taride (photo ci-contre), probablement des années 30. Les deux tiers de l’image sont constitués par une pub, que je vous laisse découvrir en détail :

détail

Tout y passe : l’argument scientifique avec citation de Pasteur à l’appui, des statistiques pour bien montrer que boire de l’eau c’est super dangereux, un vague proverbe qui a servi de titre à cette note (et je n’ai même pas mis les guillemets de rigueur, c’est pas bien), et même un argument commercial incitant le citoyen à se restaurer là où le pinard est compris dans le prix (ce que je déconseille aujourd’hui, à moins d’avoir un faible pour la piquette).

—> A cliquer :

What’s new ? [mercredi 9 septembre 2009, 22 h 00]

  • C’est bien beau de s’inquiéter de la fin prochaine du pétrole ou de la raréfaction annoncée et en marche de la quasi-totalité des ressources naturelles, mais il ne faut quand même pas perdre de vue l’essentiel : sec d’os ? où en sont nos réserves de squelettes de dinosaures ? (Slate).
  • Les Maldives sont menacées de noyade, suite à la montée des eaux que le réchauffement climatique entraîne. Le président en exercice de ce petit Etat aurait bien aimé aller défendre la cause de son pays à la conférence sur le climat qui se déroule à Copenhague en décembre, mais la balade coûte trop cher. Faut-il organiser un climathon pour les Maldives ? (Effets de terre).
  • On en apprend des choses dans la presse régionale ! Figurez-vous qu’à Cahors, dans le Lot, un passage souterrain reliait la cathédrale à une maison où travaillaient des jeunes filles aux mœurs légères et à la cuisse peu farouche. Les sculptures de l’église elle-même ne font pas dans la dentelle, ou plutôt si, mais version « petite culotte » : les dessous érotiques de la cathédrale (La Dépêche).

La mémoire des huîtres

Site ostréicole de Fort-Royer (île d’Oléron)

Redim-4D’un premier abord, le lieu semble abandonné. Passerelle de bois pourri par l’eau, le sel et les années. Vieilles cabanes qui s’écroulent ou guère de moins. Il reste de ce site le calme infini d’un petit matin hors saison sur l’île d’Oléron, à peine troublé par le bruit léger de l’eau du marais qui s’écoule vers l’océan, nous sommes à marée descendante.

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Et pourtant, pas si mort que ça, le vieux village ostréicole. D’abord parce-qu’un car de touristes était là et bien là, pillant la boutique du lieu (la machine à carte bleue a du tourner à plein, pour salicornes, sel en fleur et autres charmantes choses bien emballées, et c’est tant mieux). Ensuite parce-qu’il y avait des paniers d’huîtres dans les claires, ces bassins où elles font trempette avant de passer à table. Et puis surtout certaines cabanes arboraient de franches couleurs, vives et propres.

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Redim-1Ce site de Fort-Royer, tout près de Boyardville, est en fait une sorte de conservatoire de la vie traditionnelle oléronaise, un mini-musée vivant et en plein air, que l’on peut même visiter avec un guide avant l’incontournable dégustation d’huîtres. C’est aussi un petit bout de la réserve naturelle de Moëze-Oléron, là où il est sage de prendre les fleurs … mais seulement en photo.

Collection # 12

L’eau de la Sorgue
Photo pêchées à Fontaine-de-Vaucluse et à L’Isle-sur-la-Sorgue (Vaucluse)

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What’s new ? [mardi 8 septembre 2009, 21 h 30]

  • La crise n’empêche pas le tourisme mais le modifie : on se dirige vers des régions meilleur marché, y compris en Italie où la pointe de la botte attire à nouveau les touristes, qui ne négligent plus le charme des Pouilles, de la Calabre et de la Campanie (CaféBabel).
  • C’est complètement crétin, tout le monde s’en tape : la plus longue frite du monde est française et qui plus est du Nord, et bientôt en vente sur e-Bay après congélation. Qu’est-ce qu’on ne va pas inventer pour prendre les gens pour des cons ! (vidéo sur Le Post).
  • Grippe A : menaces sur les libertés. C’est ainsi que Libé nous interpelle sur les dommages collatéraux de cette fichue grippe. J’entendais ainsi ce matin sur Inter que les procès allaient peut-être avoir lieu à huis-clos et avec un seul magistrat. L’indépendance de la justice ne devait sans doute pas être suffisamment attaquée comme ça. Démocratie, vous avez dit démocratie ?

La passerelle avance

Du 9 au 18 octobre la ville de Bordeaux organise sa première biennale de « création urbaine » : Evento. Ce que donnera l’événement, nul ne le sait, mais, promis, j’en reparlerai en temps et en heure. Cette manifestation se déroule en deux temps : expo d’œuvres d’artistes contemporains pendant trois jours sur la place des Quinconces, au milieu des manèges et des barbe-à-papa de la fête foraine (oui oui, au milieu ; tu es dubitatif ? alors on est deux). Puis lesdites œuvres se baladeront en ville.
Le point-clé de l’affaire est une passerelle de 120 mètres de long, qui unit les Quinconces au quai, en enjambant les voies de circulation.

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Bien qu’inachevée, l’œuvre a déjà belle allure. Son concepteur est le plasticien japonais Tadashi KAWAMATA, généralement assez porté sur le land art (on lui doit ainsi des huttes, mais aussi une passerelle — décidément — installée à Lavau-sur-Loire, dans le cadre d’Estuaire, manifestation entre Nantes et Saint-Nazaire dont j’avais parlé ici-même fin juillet). L’objet est sobre, plutôt joli, et quand on passe à côté ça sent l’arbre fraichement coupé, un peu comme si on traversait une scierie. J’adore.

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Ce bois a une origine bien particulière : il s’agit des pins des Landes tombés à terre lors de la grosse tempête du 24 janvier dernier. La mise en œuvre technique a été confiée à diverses entreprises du pôle de compétitivité « bois » de la région, entreprises qui ont du relever un défi que je ne suis pas capable de mesurer (ayant déjà bien du mal à comprendre un schéma de montage Hik-et-Ha) : a priori, travailler ce bois de chute pour en faire un objet de cette taille, assez solide pour supporter la foule, n’allait pas de soi. La colle elle-même a été créée spécialement pour cette œuvre par un chercheur de l’Institut du Pin, comme quoi industrie et art ont vraiment des choses à se dire. Affaire à suivre.

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What’s new ? [lundi 7 septembre 2009, 17 h 45]

Il ne faut pas confondre réserve naturelle et propriété privée

C’était il y a deux semaines, lors de cette fameuse marée de 111. Nous nous baladions dans la réserve naturelle de Moëze-Oléron (côté Oléron). J’y repense ce soir car nous avons fait sensiblement la même virée hier. Comme dans toute réserve naturelle, on n’a pas le droit de ramasser les palourdes (ce qui n’empêche pas les sagouins d’en remplir des seaux), ni celui d’embêter les bestioles qui nichent dans le marais, ni de faire du feu ou du camping, et pas non plus de cueillir des salicornes (même si c’est bon en salade) ou tout autre plante, pas même la jolie fleur fine, jaune et odorante qui sèche si bien.
Il y a quinze jours, donc, nous voyons une petite dame se confectionner un honorable bouquet jaune dans le marais. La remarque lui est faite, sa réponse est hors sujet :
— Madame, c’est une réserve naturelle, il ne faut pas cueillir les fleurs
— Mais j’habite ici.
Tête à claques, va !