Le village qui descendit de la montagne

Oppède-le-Vieux (Vaucluse)

Village perché sur une falaise du Petit Luberon, Oppède fit partie des ces terres de guerre où les papes défendaient leur bout de gras et leurs lopins de vigne becs et ongles. 1791 : le comtat venaissin, alors possession pontificale depuis l’histoire des papes à Avignon, réclame son rattachement à la France révolutionnaire, trouvant que jouer à la liberté et à l’égalité c’était quand même plus poilant que la soumission au grand prêtre en chef, d’autant plus que celui-ci rackettait de l’impôt au-delà du raisonnable.

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Le village d’Oppède, qui voyait déjà sa forteresse se déglinguer, en profite pour transformer celle-ci en carrière de pierres. Air connu. La photo ci-dessus, prise du parking, montre en effet la ruine qu’est devenu le château. Le chemin qui y mène, pierreux au possible voire casse-margoulette, est un véritable petit bonheur pour les yeux.
A partir du XIXe siècle, trouvant le plancher des vaches plus facile à vivre que la colline des dahuts, les habitants d’Oppède s’installent dans la plaine, où ils reconstruisent maisons et bâtiments publics. Peu avant la Grande Guerre, la mairie migre à son tour, officialisant le déménagement de la commune. Le vieux village est ainsi abandonné : au XXe siècle, on veut du moderne, du pratique, de la route large et asphaltée, du chauffage central, du lino et du formica. Du vieux village, il ne reste que des pierres chaque saison un peu plus en vrac.
Et puis, le goût du vieux caillou étant mis à l’ordre du jour, on commence à restaurer les vieilles bâtisses. Actuellement les murs sont un à un remontés et on peut de nouveau visiter l’église, une collégiale au charme fou.

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Evidemment cela coûte des sous. Beaucoup de sous. La générosité publique s’organise, et des artistes se lancent dans l’histoire, offrant les bénéfices de leurs spectacles à la restauration de la collégiale. Certes, les trois loulous conviés cet été pour cette gentille opération ne me font pas rêver sur une patte (Michel Leeb et Michel Boujenah pour l’humour, mais depuis que Desproges est mort, je trouve qu’il y a comme un vide sur ce terrain-là ; Patriiiiiiiiick Bruel pour la belle gueule), mais on va pas cracher dans la soupe, surtout si elle permet de remettre au jour les superbes fresques polychromes de l’église.

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—> A cliquer :

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