Les coulisses entrent en scène

L’opéra dévoilé – Ingéniérie de l’éphémère
Expo au Grand Théâtre de Bordeaux jusqu’au 29 août

Entendons-nous bien : il ne s’agit pas de visiter les coulisses du Grand Théâtre, mais bien de voir certains éléments de ceux-ci sortis de leurs boîtes ou reconstitués (maquettes) dans des espaces du théâtre normalement ouverts au public.
Premier bonheur : le lieu lui-même. Ce théâtre est un bijou (de grosse taille, mais un bijou quand même), qui flatta l’égo des prout-prout-ma-chère du XIXè siècle, temps curieux où l’on venait au théâtre pour se montrer et non pour assister au spectacle. C’est ainsi, apprend-on dans le grand hall du rez-de-chaussée, entre deux maquettes et trois perruques, qu’il existait, dans les opéras, un « air du sorbet » : le public, venu là pour échanger les derniers potins mondains et grignoter quelques P1060103babioles, prêtait fort peu d’attention à l’art lyrique, d’où ce morceau un peu léger, n’apportant rien ni à l’art ni à l’intrigue, mais permettant à Monsieur et Madame Pas-Toulmonde de badiner sans offusquer les acteurs. Dans un même ordre d’idée, il fallut de longues années pour que le public accepte de ne plus être sous les sunlights, puisqu’il était là pour être vu, bon sang de bon soir. D’où un bref mais savoureux texte sur le lustre, objet fondamental.
Deuxième bonheur : les joujous exquis qui font crac-boum-hue. Objets bricolés pour les bruitages (j’ai joué au vent, à la pluie et au tonnerre, c’est très amusant), consoles pour le son (un bon siècle d’évolution), meubles en tout genre, etc.
P1060111Troisième bonheur : les costumes. Des superbes robes avec de l’or dedans aux tutus mutins pendus à un arbre de décoration. Tout y passe et est mis en scène, des paires de chaussures qui descendent un escalier en colimaçon aux sous-vêtements féminins qui font rêver les garçons.P1060119 Intéressant aussi de voir l’évolution du costume d’un même personnage à quelques années d’intervalle : aujourd’hui, les cantatrices ont moins chaud sur scène qu’il y a dix ans.
Quatrième bonheur, clou du spectacle : un petit son et lumière dans la salle de spectacle, entre les fauteuils de velours bleu. Commentaires banals, mais éclairages mettant bien en évidence telle ou telle partie de la salle, et dont la succession lente semble naturelle.

P1060136
Au beau milieu de cette expo mise en scène : toute une flopée d’explications techniques, historiques, bien ficelées. Pas une seconde d’ennui.

—> A cliquer :

  • ce que le site Aqui! a dit de l’expo.
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