What’s new ? [mardi 7 juillet 2009, 8 h 15]

  • Partant du constat qu’il n’y a « pas une société humaine qui ne picole pas », Pierre Gentelle, pour les Cafés géographiques, décrit les ferments vulgaires d’une civilisation mondiale : la géographie de l’alcool voire de la biture, c’est d’abord de la géographie.
  • Redim-P5140081C’est l’été, les vacances, la saison des longues soirée entre amis et en famille, le temps béni du partage de la brochette grillée. La mode du barbecue est traitée de manière très pratique par CaféBabel (Sortez le barbecue !), qui va jusqu’à donner une recette de cuisine, tandis qu’Effets de Terre nous rappelle qu’il ne faut point en abuser (On n’abuse pas du BarBQ !), le bilan carbone de cette activité étant déplorable.
  • Puisque cette note tourne largement autour de la tambouille, finissons par tester nos connaissances avec le quiz proposé par L’Express : Etes-vous un(e) véritable gastronome ?

Des cheveux sans tête

En entrant dans la petite cour du Musée des Arts décoratifs de Bordeaux, j’ai eu le sentiment de voir le Cousin Machin, le personnage tout en cheveux de la Famille Addams, ou alors deux fauteuils atypiques. On a les références qu’on peut. De plus près, l’œuvre de Sandrine Saiah s’avère plus subtile. Intitulée Corps à corps, cette sculpture présente en effet deux armatures métalliques représentant des corps humains, celles-ci étant recouvertes de fils de propylène blanc pour un personnage, noir pour l’autre. Corps à corps, mais sans se toucher vraiment, tout en donnant l’impression, selon l’angle dans lequel on se place, de deux individus en pleine discussion ou prêts à se battre. Deux individus, c’est indéniable, mais sans tête. Le combat entre noir et blanc fut-il un combat à mort ?

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Tout comme onze autres œuvres, Corps à corps s’inscrit dans la manifestation Sculptures en ville, à Bordeaux jusqu’à fin août.

What’s new ? [lundi 6 juillet 2009, 12 h 10]

Bavardages new-yorkais

Redim-afficheWHATEVER WORKS
Film de Woody ALLEN

Les films de Woody Allen sont des films bavards. On y parle beaucoup, de tout, avec option nœuds au cerveau ou fou rire total. Les films de Woody Allen dont l’action (?) se déroule à New-York sont encore plus bavards que les autres, mais en prime on peut voir la statue de la Liberté en vraie et pas en carte postale, voire se faire traiter de néanderthaliens, oui, nous, le public présent dans la salle.
Avec Whatever works, et bien qu’il n’y joue pas, Woody nous sort une de ses comédies modèle spécial pour ses fans, mais qui a cette fois le mérite de plier aussi de rire les plus récalcitrants (je sais de quoi je parle, j’en ai un à la maison). L’absence du maître en tant qu’acteur passe assez inaperçu tant l’acteur qui joue le personnage de Boris, pivot de cette désopilante farce, est un clone mental du binoclard. Le héros est ainsi un type que la vie térifie, qui s’écoute parler, un misanthrope au grand cœur qui n’ose pas l’avouer. Gravitent autour de lui, ce génie méconnu de la mécanique quantique, quelques potes et surtout une drôlesse ayant a priori le QI d’une huître. Leur rencontre et les épisodes qui suivent, plus proches de la comédie de boulevard que du film intello, mais aux dialogues ciselés avec une lame aussi fine que tranchante, nous emmènent dans une valse rapide entre rires et demi-surprises. Et surtout, on y apprend enfin une des grandes vérités que nous recherchons tous : Dieu est gay et décorateur. Si.

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What’s new ? [samedi 4 juillet, 8 h 40]

  • Le Monde met le doigt sur un paradoxe sordide dans une ville où le PNB/habitant est un des plus élevés au monde : Maisons-cages à louer à Hong-Kong.
  • Hier sur son blog (L’actu en patates), Martin Vidberg s’est intéressé aux stats des crashs aériens. Dessin tordant, comme d’hab’.
  • Le site régional Aqui! publie un article qui me met en colère : le Medef Gironde réaffirme son soutien au projet de port méthanier au Verdon-sur-Mer. La lutte contre les imbéciles est une marche longue et difficile ! Puisque le Medef est sourd aux arguments environnementaux, donnons lui des arguments économiques : ce terminal, s’il voit le jour, sera un gouffre financier et surtout il sera inexploitable : le port du Verdon est mal relié à son arrière pays (pas de route majeure, pas moyen de faire « mieux » : les propriétaires viticoles du Médoc veillent aux grains) ; le gazoduc censé récupérer le gaz est déjà saturé, ce qui suppose que l’on stocke du méthane dans des cuves au Verdon sans pouvoir s’en servir ; le récent port de plaisance situé juste à côté, ainsi que toutes les infrastructures touristiques du secteur, seront sérieusement mis à mal : pertes sèches pour les exploitants, qui, pour ceux qui sont concernés, négligeront peut-être le renouvellement de leur cotisation au Medef qui les a si bien soutenus !

L’eau du Parc floral de Bordeaux

Le Parc Floral de Bordeaux a été inauguré en 1992 : les plantations ont eu tout le loisir de s’y développer (beaux magnolias, un superbe jardin des pivoines, …), et certains installations du Jardin des Villes Jumelles ont inexorablement vieilli, tandis que la roseraie est actuellement en train de s’offrir une cure de jeunesse (des plates-bandes vides, c’est rare !). Mais ce n’est pas pour cela que j’aime ce parc : outre sa taille (le plus grand de Bordeaux), ce qui fait que la foule n’y est jamais gênante, la variété des parcours possibles et l’élégance des iris au printemps, ce sont davantage les berges de la rivière que je recherche.
Quoique « rivière » soit un terme abusif : il s’agit en fait, d’une part, d’une rivière artificielle et d’un étang au milieu du parc, d’une deuxième rivière artificielle qui borde le parc d’autre part. Tout comme une partie relativement importante de ces quartiers nord de la CUB (Communauté Urbaine de Bordeaux), la zone était autrefois marécageuse. De ces marais bordelais riches en faune et en flore, il ne reste plus rien si ce n’est le Marais de Bruges, le dernier en date à être assécher étant désormais occupé par le tout nouveau terrain de camping de Bordeaux. Je suppose donc que les rivières du Parc Floral, du moins celle qui le contourne, s’insèrent dans le dispositif global de drainage de ce secteur.
Redim-1Cette rivière donc, puisqu’il faut quand même nommer cette eau-là, grouille de vie, et c’est ce que je m’amuse à observer, sage, discrète et attentive, à l’ombre des arbres quand même, parce-qu’aucune carpe ne mérite que l’on cuise pour elles. Commençons par les carpes, justement : énormes et très nombreuses, souvent à fleur d’eau voire le dos à l’air, chopant insectes et autres petites bestioles, d’où l’air niais qu’elles ont à avoir si souvent le bec ouvert.
Redim-3Mais il y a aussi les tortues, aussi craintives que rapides. Oui : rapides. C’est fou comme elles mettent le turbo pour retourner à l’eau dès que l’on s’approche. Aujourd’hui, l’une d’elle prenait l’air sur une branche, les pattes étendues, relax …
Et enfin, pour la première fois, j’ai pu choper en images les libellules au corps rouge, qui se pose sur tout ce qui dépasse de l’eau.
Je passe sur les fleurs jaunes qui opacifient la rivière à certains endroits, sur la miriade d’alevins qui mouchent tellement que leurs ronds dans l’eau font croire qu’il pleut, sur ces insectes qui marchent sur l’eau et dont j’ai oublié le nom, …

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What’s new ? [vendredi 3 juillet 2009, 9 h 50]

J’ai cru voir une cigogne

Redim-Redim-P1040799 copyHier soir, pendant la séance quotidienne d’arrosage des plantes de notre petit jardin (l’hibiscus en est à sa troisième fleur, le romarin a doublé de volume, et il faut sérieusement attaquer la menthe poivrée, parce-qu’elle devient envahissante !), mon keum se précicipite : « Viens voir, vite, je crois que c’est une cigogne ! ». Bien que le volatile ait échappé à ma vue perçante, je ne doute pas un seul instant du survol de notre home sweet home par ce type d’oiseau, ayant déjà vu à deux reprises un couple de cigognes à quelques kilomètres à peine.
Redim-Redim-P1040802 copyNéanmoins, la cigogne girondine vit davantage au fond du Bassin d’Arcachon, en particulier dans le parc ornithologique du Teich, où la cantine est tellement bonne que les adultes ne migrent plus : seuls les jeunes tentent encore le grand voyage, m’expliquait un ornithologue du parc il y a quelques années. Pour être à peu près sûr de voir ces animaux, il vaut mieux aller dans le secteur en fin de printemps, lorsque les petits sont encore au nid (les photos qui illustrent cette page ont été prises mi-juin). Et là, on assiste, béat, à des scènes de vie de famille dans le nid gigantesque (pas si gigantesque que ça vue la taille des occupants) ou dans l’eau proche, le parc étant aménagé sur une partie du delta de la Leyre : monsieur ou madame s’en va ainsi pêcher, avec concentration et rapidité, pour rapporter aux petiots du bon poisson qui rend fort et costaud.

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MISE À JOUR (vendredi 3 juillet) : hier soir un peu avant 20 heures, nous avons vu une cigogne survoler les bassins à flots. Ce type d’oiseau semble donc bien en train de faire son nid dans Bordeaux, c’est plutôt une bonne nouvelle.

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What’s new ? [jeudi 2 juillet 2009, 8 h 00]

  • L’Huma considère le crash de l’Airbus de Yemenia comme la chronique d’un accident annoncé, et interviewe à ce sujet un membre de l’association SOS voyage aux Comores. Sur son blog, Maëster reste dans le sujet en publiant deux dessins fortement teintés d’humour noir : Airbouse s’écrase (encore).
  • Si vous habitez dans le Finistère ou si vous y passez vos vacances, suivez le conseil du  Télégramme, qui annonce l’ouverture au public d’un des derniers phares habités, celui de l’île de Sein : Le phare en pleine lumière.
  • Les delaers de concombres sont à nos portes ! La Dépêche nous alerte sur la recrudescence de vol de fruits et de légumes dans le grand Sud.

Pour que le train avance

Redim-Redim-P1040003 copyAu milieu du XIXè siècle, il fallut construire la ligne de chemin de fer reliant Paris à Toulouse.  Les Annales de Géographie de 1945 nous en apprennent beaucoup sur le sujet : le premier tronçon, qui liait Paris à Limoges, fut achevé bien avant le tronçon sud, allant de Limoges à Toulouse, cette liaison étant, à l’époque, moins vitale d’un point de vue économique. Rapidement néanmoins, la ligne devint rentable car elle capta une partie du trafic des vins du Languedoc, qui jusque-là rejoignaient Paris par la vallée du Rhône ou par la ligne des Cévennes, deux trajets plutôt plus longs. Comme les chemins de fer étaient détenus par des compagnies privées, la concurrence fut aussi rude que les négociations furent âpres. La réalisation technique de cette ligne fut relativement difficile, bien plus en tout cas que pour la ligne Bordeaux-Paris, plus ancienne. Les reliefs accidentés et le nécessaire franchissement d’un grand nombre de cours d’eau ont obligé les ingénieurs à envisager la construction d’ouvrages d’art conséquents, surtout au sud d’Argenton-sur-Creuse, d’autant plus qu’en certains endroits, la roche très dure rend ardu le percement de tunnels ou simplement de voies de passage : c’est ainsi que d’imposants viaducs franchissent des rivières ridicules.
Redim-Redim-P1030999 copyCe dont ne parle pas cet article des Annales, c’est d’un aménagement réalisé par les 200 ouvriers du chantier eux-mêmes, dans le département de l’Indre, plus exactement sur la commune de Pont-Chrétien, ou des hasards m’ont ammenée en mai dernier. Pour rejoindre leur campement, ces ouvriers italiens, venus chercher un emploi au fin fond de la France et qui œuvraient là au percement d’un tunnel, devaient franchir une petite rivière capricieuse : plusieurs d’entre eux y ont laissé leur peau lors du passage en barque. En avril 1847, vingt d’entre eux sont morts noyés alors que la rivière était en crue. Cela a aboutit à la construction d’un pont franchissant la rivière, celui-ci ayant la particularité d’être couvert, cas unique en France, mais pas dans le monde.

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—> Localisation de la commune de Pont-Chrétien :

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What’s new ? [mercredi 1er juillet 2009, 11 h 50]

Collection # 2

C’est la saison des roses trémières sur l’île d’Oléron
Sauzelle (commune de Saint-Georges-d’Oléron), samedi 27 juin 2009

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