Extraits d’Estuaire [4] : ce que je ne peux pas montrer

ESTUAIRE 2007 – 2009 – 2011 / De Nantes à Saint-Nazaire (jusqu’au 16 août)
Biennale d’art contemporain

Il n’est pas toujours aisé de réaliser quelques photos des œuvres : soit parce-que c’est interdit, soit parce-que c’est techniquement peu évident.
Dans la première catégorie, nous avons les œuvres de Paola PIVI, exposées dans ce lieu mythique qu’est le Grand Café de Saint-Nazaire : un espace immense, qui a gardé le charme suranné des bistrots d’antan, et surtout un lieu de mémoire, cet illustre troquet ayant été tenu par le père d’Aristide Briand. Mais revenons à Paola PIVI, artiste italienne vivant en Alaska : si les œuvres exposées au rez-de-chaussée m’ont peu touchée, il en va tout autrement pour celles de l’étage. Tout d’abord un immense dessin façon BD, montrant l’intérieur d’un avion retourné, prétexte à diverses scènes très drôles (le pilote qui lance des avions en papier, les amoureux qui se marient, etc.) ; et surtout I wish I’m fish, œuvre vidéo hypnotique : sur chaque siège de l’avion il y a un bocal avec son poisson rouge. On suit le « voyage » des poissons du décollage jusqu’au moment ou l’avion se stabilise, se positionnant à l’horizontal en atteignant sa vitesse de croisière. Photo interdite, certes, mais il en trainait quand même une sur le net : cliquez ici.
Autre lieu exceptionnel pour l’art : les bases sous-marines, parce-que là, au-moins, on ne risque pas d’avoir de lumières parasites. Celle de Saint-Nazaire, par son immensité, permet ainsi de présenter un nombre notable d’œuvres, mais aussi un musée des paquebots assez rigolo, des salles de spectacles, etc. Dans la salle LIFE (Lieu International des Formes Emergentes), le cinéaste Anthony McCALL présente une œuvre dans laquelle le spectateur entre et se déplace : The vertical works. La salle est noire mais sans obstacle. On marche, lentement, sans bien savoir où on va. Il y a, de-ci de-là, des faisceaux lumineux qui, du plafond, dessinent des formes au sol. Ces faisceaux sont en fait des projecteurs de cinéma plus vrais que nature, qui éclairent ainsi les spectateurs qui s’en rapprochent. On joue avec la lumière, on est dans l’œuvre, c’est assez extraordinaire (de toutes les œuvres de cette année, c’est celle que j’ai préféré), mais mes photos n’ayant rien donné, je vous propose de cliquez ici pour avoir une très vague idée de cette œuvre qui ne se montre pas mais qui se vit.

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