What’s new ? [vendredi 31 juillet 2009, 17 h 10]

Collection # 6

Intérieur de l’église Santa Maria dell’Anima (Rome)

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What’s new ? [lundi 27 juillet 2009, 17 h 20]

Albert et Henri épatent la Galerie

00 copyAlbert Marquet – Henri Matisse – Correspondances
Galerie des Beaux-Arts (Bordeaux), jusqu’au 2 novembre 2009

D’entrée de jeu, le ton semble donné : c’est une expo Marquet, l’enfant du pays, avec un peu de Matisse au milieu. D’entrée de jeu seulement, lorsque, face aux biographies des deux peintres et amis, on voit deux œuvres de Marquet : son autoportrait, assez précis, et le portrait de Matisse, plus flou. La première salle est néanmoins quasi totalement consacrée à l’invité du lieu, car c’est bien ainsi que la présence de quelques œuvres de Matisse apparaissent, mais ce sont avant tout des toiles appartenant au Musée des Beaux-Arts de Bordeaux, et ce n’est pas de Matisse qu’il est le plus riche, ça se voit.
L’expo devient géniale et carrément bluffante dans les deux autres salles, où sont exposées des œuvres des deux compères, de manière si habile qu’on ne sait plus au final qui a fait quoi. Première correspondance, qui justifie le titre de l’expo. Je retiens au passage le côté facétieux de Marquet, dont les petits bonshommes esquissés me font penser à Sempé.
Deuxième correspondance : au sens propre cette fois. Il s’agit de lettres et cartes postales que les deux amis ont échangées. Tout lire serait fastidieux (les pattes de mouche de Matisse … !), mais les petits crobards qui illustrent les propos ne manquent ni de sel ni de talent. Albert et Henri avaient de l’humour, et ce plaisir là dépasse finalement celui de revoir des toiles de Marquet que l’on voit assez facilement à Bordeaux, en particulier celles consacrées aux ports et les quais de Paris, dont je ne me lasse pas.

What’s new ? [samedi 25 juillet 2009, 10 h 30]

Week-end à Rome [7]

Redim-treviIl était dit que nous ne quitterions point Rome sans jeter négligemment trois centimes d’euro dans la fontaine de Trevi. Hormis un troupeau de jeunes pèlerins de jaune vêtu, dont une partie se fit interpeler par le carabinier because grimpette prohibée sur la fontaine, le lieu était plutôt calme, et nous n’eûmes pas besoin de piétiner le peton délicatement bloti dans sa tong-botte (si si, ça existe) pour nous frayer un chemin. La journée pouvait alors commencer …
Redim-navonaL’esprit serein et apaisé après le geste miraculeux, nous allâmes d’un pas guilleret, quoique ralenti par la chaleur, jusqu’à la piazza Navona. Trois fontaines dont aucune en travaux : ça aussi, ça tient du miracle. Tour complet et détaillé des sculptures (voir « collection » de mercredi dernier), puis balade un peu au hasard dans les petites rues à l’ombre.
C’est alors que nous entrâmes dans une église. A Rome, c’est plutôt banal, j’en conviens, mais celle-ci ne l’est pas tant que ça : Santa Maria dell’Anima cause en allemand. Les affiches, les cartels sous les tableaux, le prêtre s’expriment en germanique. L’ambiance elle-même n’est pas banale, et a fortement satisfait mon goût prononcé pour l’humour noir : certaines sculptures et peintures sont carrément « gore » (squelettes, têtes de mort, évêque farfouillant des entrailles, etc), tandis que les marmots sculptés dans le marbre tirent une tronche de dix mètres de long, il est clair que quelque chose les travaille !

Redim-marmots Redim-veneziaPoint final de notre week-end, entre le repas de midi et le retour à l’aéroport : petit détour par la Piazza Venezia, où là aussi les travaux ont bien avancé en deux ans. Ciao !

What’s new ? [jeudi 23 juillet 2009, 18 h 00]

  • Les ostréiculteurs du Bassin d’Arcachon en ont tellement marre de ce stupide test de la souris qui les empêche de vendre leurs huîtres une semaine sur deux, qu’ils ont décidé de les vendre quand même, quel que soit l’état de santé du rongeur, qui, de toute façon, préfère grignoter autre chose : le coup de force du Bassin (Sud-Ouest).
  • L’INSEE met du temps à publier ses chiffres : voici ceux de 2007 concernant la pauvreté en France. Parions qu’il n’y a pas eu d’amélioration ? 13,4% de la population en dessous du seuil du pauvreté (analyse rapide de La Dépêche).
  • Un petit air de vacances pour terminer : Les Dernières Nouvelles d’Alsace s’intéressent à une plage de la Baltique, en Pologne, qui fut à la mode bien avant Deauville (Sur les planches de Sopot).

Week-end à Rome [6]

En soirée de ce samedi assez dense, nous tentons de jeter nos piécettes dans la fontaine de Trévi, en échange de quoi, c’est magique, tu gagnes ton retour garanti pour Rome (si si, je te promets, c’est magique, tu lances ta pièce en te mettant de dos, et le billet d’avion jaillit de la flotte), mais tentative vaine : la foule est tellement compacte que nous apercevons à peine la fontaine.
Redim-bouffeDu coup, lot de consolation : une bonne glace à la pistache,  achetée dans une boutique qui deale des sandwiches géants. Mais pour dîner, nous avons préféré un petit resto très sympa à deux pas du Colisée. C’est beau une ville la nuit, même si la photo est un peu floue …

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What’s new ? [mercredi 22 juillet, 14 h 00]

Week-end à Rome [5]

Redim-spagnaLa chaleur de l’après-midi nous incite à faire une pause dans le jardin de la Villa Borghese. Nous passons par la case « bain de foule » de la piazza di Spagna, où quelques rares courageux attaquent la montée des marches en plein soleil. Nous montons au jardin par toute une série d’escaliers roulants assez sordides, mais à l’ombre et sans fatigue pour nos petites pattes qui commencent à crier « à l’aide ».
Redim-statueLe jardin est tel que je m’en souvenais de notre précédente visite, avec le barouf des cigales en prime et le risque de se prendre une orange bien mûre sur la tête. Nous déambulons entre les statues et d’un banc à l’autre. C’est vraiment l’heure de la sieste.

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Une fois bien reposés, nous nous lançons dans la visite de la Galerie Nationale d’Art Moderne. Oeuvres des XIXè et XXè siècles, surtout italiennes, avec vraiment de très jolies surprises, entre des œuvres plus connues : des ready made de Deschamps et des toiles tardives de Van Gogh côtoient des œuvres d’artistes italiens dont je n’avais jamais entendu parler.

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Collection # 5 / Week-end à Rome [4]

9 détails des 3 fontaines de la piazza Navona
19 juillet 2009

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Week-end à Rome [3]

Redim-maisonsAprès la balade le long du Tibre, nous entrons dans le quartier du Trastevere : encore populaire quoique boboïsé à vitesse grand V, ce quartier est un entrelacs de petites rues entre les maisons colorées où il fait bon déambuler.

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Redim-restoAprès une pause apéro dans un tout petit bistrot de la toute petite île Tibérine (photo ci-dessus), nous retournons flâner dans les rues ombragées du Trastevere, dans l’attente que le resto sur lequel nous avons jeté notre dévolu soit prêt pour l’accueil des clients (des touristes en terrasse, des habitués qui en ont fait leur cantine dans la salle). Le service est tonique, assez directif : tu ne choisis pas tes antipasti, mais ceux que l’on sert sont excellents. Le vino bianco de la casa tient la route. Les spaghetti alla vongole sont parfaits.
On finit par une petite marche digestive, toujours dans le même quartier, parce-que là, au moins, nous pouvons voir de vraies voitures :

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What’s new ? [mardi 21 juillet 2009, 11 h 00]

—> Illustration :

  • la Sprée dans le quartier de Mitte (photo shootée fin décembre 2008)

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Week-end à Rome [2]

Redim-soeurLe vent s’est levé, léger mais suffisant pour transformer la chaleur suffocante de la veille en douce tiédeur estivale : nous sommes samedi matin, et après un petit-déjeuner assez costaud à l’hôtel, nous entreprenons la descente à pied jusque sur les bords du Tibre. Nous passons devant la basilique Saint-Pierre, grouillante de monde, touristes, pèlerins, religieuses en tenue de boulot mais prêtes à affronter la ville. La queue qui se forme pour la visite de la Chapelle Sixtine s’évalue déjà en centaines de mètres : ce sera pour une autre fois, tôt un matin et en hiver !
Nous arrivons relativement aisément sur les berges du Tibre, et descendons le long de l’eau, côté ombre. Le fleuve n’est pas bien haut, et imaginer qu’il est entré en cru l’hiver dernier demande un réel effort mental.

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Redim-louveLes mouettes, relativement nombreuses, se partagent les rochers qui affleurent. Pendant toute la balade, matérialisée par un trait bleu sur la carte située en bas de la note, je m’intéresse aux quelques tags et graffitis : ma préférence va à une longue série de louves en papier d’alu collé, la vraie louve de Remus et Romulus, avec un air souvent agressif. J’adhère aussi, mais plus pour le sujet que pour la réalisation graphique, à ce Christ pendu au symbole de l’euro. Pour la signification profonde, je vous laisse méditer.

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Week-end à Rome [1]

Voilà pourquoi la note de vendredi fut brève : j’avais un avion à prendre. Drôlement bien, le direct Bordeaux-Rome. Un Embraer 145 : j’adore ces petits avions qui volent moins haut, pour voir le paysage, c’est sympa.
Retour à Rome deux ans et des breloques après y avoir passé une vraie semaine de vacances. L’agréable sensation de déjà connaître les lieux, d’avoir des repères, des envies de revoir telle place ou telle autre, sans l’obligation touristique de se taper le Forum, le Colisée et la Fontaine de Trevi dans la même journée, surtout que par ce cagnard, ce ne sont plus des vacances mais les travaux forcés. Les hordes de 2touristes qui en plein soleil ahanaient dans les rues m’ont fait mal au cœur, tandis que mon keum et moi-même nous dirigions vers l’ombre bienfaisante des arbres du jardin de la Villa Borghese, mais là j’anticipe sur la suite du récit …
Vendredi en soirée : je retrouve un paysage qui me semble familier, y compris jusque sur les toits avec leurs forêts d’antennes de télé. En allant le soir, à pied, chez les amis qui nous avaient invité à dîner, on observe la ville de haut tandis que la nuit tombe. La lumière est palote et la photo est floue, mais tout cela était quand même doux à regarder.

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Soirée à l’italienne (même s’il a fallu s’exprimer in english, c’est bien, ça m’entraîne aux langues étrangères) : pâtes al dente avec juste un peu de basilic et d’huile d’olive, charcuteries du coin, fromages idem (dont une énoooooorme boule de vraie mozarella), figues fraîches et glace aux fraises des bois. Gourmandise quand tu nous tiens …

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What’s new ? [lundi 20 juillet 2009, 14 h 20]

Extraits d’Estuaire [6] : ce qui a évolué depuis 2007

ESTUAIRE 2007 – 2009 – 2011 / De Nantes à Saint-Nazaire (jusqu’au 16 août)
Biennale d’art contemporain

Aujourd’hui la note sera brève : un week-end sympa qui m’attend, pas trop le temps de détailler, mais cela n’a pas une grande importance puisque j’aurai tout loisir de revenir sur les deux lieux présentés aujourd’hui.
Sur le site du Carnet, EDF ambitionna autrefois de bâtir une centrale nucléaire et commença même certains aménagements avant même d’avoir l’autorisation. Au final, une chaîne humaine de 30 km eut raison des vélléités atomiques, et le site est resté vierge. Depuis 2007, il se nomme ICI, pour Instant Carnet Island. Un ensemble hétéroclite d’habitats provisoires, suspendus dans les arbres ou pas. J’ai eu un faible pour la chambre « Arche de Noé », qui a les pilotis dans l’eau à marée haute.

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A Paimbœuf, le Jardin des Etoiles grandit et fait participer tout le village, en particulier les enfants. L’ensemble est assez ludique, un peu foutraque, et sacrément utile : les légumes du potager sont livrés à l’épicerie sociale locale.

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Bye ! Bon week-end à tous.

Extraits d’Estuaire [5] : la maison sur la cheminée

ESTUAIRE 2007 – 2009 – 2011 / De Nantes à Saint-Nazaire (jusqu’au 16 août)
Biennale d’art contemporain

Lors de l’édition 2007, Tatzu NISHI s’était attaqué à la fontaîne de la place Royale à Nantes, la transformant en chambre d’hôtel parfaitement opérationnelle pour 60€ la nuit (cliquez ici). Cette année, l’artiste a puisé son inspiration dans les cheminées de la centrale électrique de Cordemais, en rive droite de l’estuaire. Ces cheminées, par leur verticalité et leur hauteur (la plus grande est presque aussi haute que la Tour Eiffel), contrastent avec la platitude monotone du paysage. Un peu à l’écart des tas de charbon qui alimentent la centrale, Tatzu NISHI a ainsi construit sa Villa Cheminée : la tour n’est pas si haute que ça, mais elle reprend le motif décorant celles de la centrale.

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Clin d’œil : sur la fausse cheminée se trouve une petite maison des Bidochon (relisez au passage l’album Maison, sucrée maison de Binet), dans le pur style des années 70. Kitsh, drôle et franchement agréable à regarder.

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Extraits d’Estuaire [4] : ce que je ne peux pas montrer

ESTUAIRE 2007 – 2009 – 2011 / De Nantes à Saint-Nazaire (jusqu’au 16 août)
Biennale d’art contemporain

Il n’est pas toujours aisé de réaliser quelques photos des œuvres : soit parce-que c’est interdit, soit parce-que c’est techniquement peu évident.
Dans la première catégorie, nous avons les œuvres de Paola PIVI, exposées dans ce lieu mythique qu’est le Grand Café de Saint-Nazaire : un espace immense, qui a gardé le charme suranné des bistrots d’antan, et surtout un lieu de mémoire, cet illustre troquet ayant été tenu par le père d’Aristide Briand. Mais revenons à Paola PIVI, artiste italienne vivant en Alaska : si les œuvres exposées au rez-de-chaussée m’ont peu touchée, il en va tout autrement pour celles de l’étage. Tout d’abord un immense dessin façon BD, montrant l’intérieur d’un avion retourné, prétexte à diverses scènes très drôles (le pilote qui lance des avions en papier, les amoureux qui se marient, etc.) ; et surtout I wish I’m fish, œuvre vidéo hypnotique : sur chaque siège de l’avion il y a un bocal avec son poisson rouge. On suit le « voyage » des poissons du décollage jusqu’au moment ou l’avion se stabilise, se positionnant à l’horizontal en atteignant sa vitesse de croisière. Photo interdite, certes, mais il en trainait quand même une sur le net : cliquez ici.
Autre lieu exceptionnel pour l’art : les bases sous-marines, parce-que là, au-moins, on ne risque pas d’avoir de lumières parasites. Celle de Saint-Nazaire, par son immensité, permet ainsi de présenter un nombre notable d’œuvres, mais aussi un musée des paquebots assez rigolo, des salles de spectacles, etc. Dans la salle LIFE (Lieu International des Formes Emergentes), le cinéaste Anthony McCALL présente une œuvre dans laquelle le spectateur entre et se déplace : The vertical works. La salle est noire mais sans obstacle. On marche, lentement, sans bien savoir où on va. Il y a, de-ci de-là, des faisceaux lumineux qui, du plafond, dessinent des formes au sol. Ces faisceaux sont en fait des projecteurs de cinéma plus vrais que nature, qui éclairent ainsi les spectateurs qui s’en rapprochent. On joue avec la lumière, on est dans l’œuvre, c’est assez extraordinaire (de toutes les œuvres de cette année, c’est celle que j’ai préféré), mais mes photos n’ayant rien donné, je vous propose de cliquez ici pour avoir une très vague idée de cette œuvre qui ne se montre pas mais qui se vit.

Extraits d’Estuaire [3] : ce que j’ai aimé revoir

ESTUAIRE 2007 – 2009 – 2011 / De Nantes à Saint-Nazaire (jusqu’au 16 août)
Biennale d’art contemporain

Il y eut d’abord, aperçus seulement, les anneaux de Buren qui désormais font partie du paysage nantais. Cette œuvre, installée lors de la première édition d’Estuaire, est une œuvre pérenne, destinée à rester en place ad vitam æternam. Chaque commune riveraine de l’estuaire de la Loire doit ainsi avoir la sienne d’ici 2011. Il y eut ensuite le jet d’eau rigolo, installé à Couëron, et dont j’ai laissé une photo ce matin dans la Boîte à images : le jet d’eau ne se met en marche que lorsqu’un quidam pose son honorable postérieur sur un petit banc au bord de l’eau. Un joggueur passait par là, fit une pause, et s’assit sous les applaudissements du public. Un quart d’heure de gloire, disait Andy Warhol …
Il y eut surtout, à Saint-Nazaire, les triangles de Felice VARINI, tracés en rouge et a priori en vrac sur les bâtiments du port, mais qui, selon un angle qu’il faut trouver, forment un dessin : ludique et poétique, je ne m’en lasse pas.

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Il y eut enfin, au niveau de l’écluse amont du canal de la Martinière, le bateau mou d’Erwin WURM, qui n’aurait du rester que le temps d’un été et auquel les riverains se sont tellement attachés qu’il reste là définitivement.

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What’s new ? [mercredi 15 juillet, 10 h 00]

Collection # 4

La pêche à pied
Damgan (Morbihan), 13 juillet 2009

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Extraits d’Estuaire [2] : ce qui m’a laissée de marbre

ESTUAIRE 2007 – 2009 – 2011 / De Nantes à Saint-Nazaire (jusqu’au 16 août)
Biennale d’art contemporain

Parmi les rares œuvres qui n’ont titillé aucune fibre chez moi, je pourrais citer le jardin installé sur le toit de la Base sous-marine, à Saint-Nazaire : quelques trembles épars au milieu du béton de la guerre, et puis rien. Mais c’est justement ce « rien » qui m’a émue : voir enfin l’architecture de ce bâtiment, sur lequel les obus alliés ne pouvaient que ricocher sans jamais rien détruire. Un moment d’histoire. Je passe.
Les œuvres qui m’ont le moins émue sont proches de Nantes. Nous venions à peine d’embarquer, le vent était frisquet mais être sur le pont d’un bateau est un plaisir à lui seul, nous venions à peine d’embarquer, disais-je, et les premières œuvres me laissèrent de marbre. Je me dis même « si c’est ça Estuaire cette année, ça a beaucoup baissé ». Or, pas du tout, on verra ça demain ou jeudi (ou les deux).
Redim-Redim-P1050408 copyPremier arrêt : un bâtiment industriel désaffecté, sur lequel un pendule a été accroché : je n’accroche pas à cette installation de Roman SIGNER, peut-être parce-que du bateau, sur la Loire, on la voit mal. Le pendule qui se voudrait obsédant n’est qu’un bidule noir qui se balance. A voir peut-être depuis la terre ferme (quartier de Trentemoult à Rezé).
Redim-Redim-P1050420 copyDeuxième arrêt : je tilte parce-que ça me fait penser au Centre Pompidou. Un tuyau rouge qui plonge dans l’eau et la vase, sur le site de la DCN à Indret. Le militant de la cause amérindienne Jimmie DURHAM me convainct peu avec ce morceau de plastique rouge, quand bien même je suis priée d’y voir un serpent de mer ou un dragon, c’est écrit dans le guide de la Biennale.

Extraits d’Estuaire [1] : ce que j’ai manqué

ESTUAIRE 2007 – 2009 – 2011 / De Nantes à Saint-Nazaire (jusqu’au 16 août)
Biennale d’art contemporain

Trois jours à Nantes, dont un sur l’estuaire de la Loire, exactement comme il y a deux ans, entre coups de cœur pour la nature (j’ai vu des cigognes, des hérons, des aigrettes), intérêt pour les aménagements industriels, et surtout émotion plus ou moins franche pour les œuvres d’art installées là dans le cadre de la deuxième édition d’Estuaire.
De cette balade-là et des deux heures passées à Saint-Nazaire, je reparlerai bientôt. Mais le temps m’a manqué pour m’intéresser aux œuvres exposées à Nantes, d’autant plus que la manifestation fait relâche le lundi.
J’avais essentiellement dans l’idée d’aller à la rencontre des loups, les mêmes que dans la chanson de Reggiani, qui entraient dans Paris soit par Issy soit par Ivry, sauf que là ils sont arrivés en camion par l’autoroute. Cette Meute est exposée par Stéphane THIDET dans les douves du château des Ducs de Bretagne. De vrais loups qui hurlent à la lune et qui font peur aux petits enfants qui n’ont pas fini leur soupe. Des loups à grandes dents qui prennent la place des grands-mères pour boulotter leurs petites filles. Et surtout de vrais animaux qui gagnent à être connus et respectés, et non ignorés et chassés.
Je voulais aussi écouter le chant charmant des zozios à la guitare électrique, dans le marché de la place du Bouffay. A travers les grillages j’ai bien vu les piafs, les guitares et les piafs sur les guitares, mais je l’ai dit, c’était relâche, et de musique il n’y avait point. L’œuvre de Céleste BOURSIER-MOUGENOT, intitulée From here to ear, manquait du coup un peu de sel.

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What’s new ? [mardi 14 juillet 2009, 18 h 15]

  • Les fêtes du 14 juillet n’ont pas l’heur de plaire à tout le monde, et quelques esprits chagrins et royalistes y voient un jour de deuil : Sud-Ouest dresse ainsi le portrait d’un bien triste sire.
  • Redim-P7110022Les utilisateurs du web vivent cet enfer quotidiennement : quel mot de passe ouvre la porte de tel ou tel site ? comment me suis-je logué hier ? Eco89 traite de cet enfer des mots de passe, et l’on apprend en lisant l’article que le mot de passe le plus courant, c’est … « password » !
  • Un peu de tourisme pour finir : le site régional Aqui! nous balade dans le château de Roquetaillade. C’est d’ailleurs ce château qui illustre cette note (photo prise en juillet 2005).

What’s new ? [jeudi 9 juillet 2009, 13 h 50]

  • En parcourant l’article de Sciences et avenir, je me suis dit que c’était pile ce qu’il fallait pour mon jardin ; finalement, c’est plus subtil qu’il n’y parait et pas franchement adapté à mon carré d’herbes aromatiques, mais la chose mérite quand même d’être sue : Une plante qui s’arrose toute seule.
  • Bac 2009 : pourquoi un tel succès ? demande La Dépêche, qui, tout en constatant le bon score des bacs généraux cette année, n’oublie pas de relativiser les données (80% de succès au bac ne signifie pas que 80% d’une classe d’âge a le bac).
  • Rien de bien joyeux pour finir : Têtu montre que les programmes mondiaux contre le sida souffrent de la crise (huit pays sont d’ores et déjà confrontés à la pénurie d’antirétroviraux).

Les Girondins de Bordeaux

Redim-2De 1894 à 1899 fut édifié à Bordeaux le monument des Girondins, en mémoire des députés du même nom exécutés par les Montagnards le 31 octobre 1793. Petit détail : un bas-relief représentant les députés en question devait être apposé sur la colonne, or il ne vit jamais le jour. Si des raisons financières furent à l’origine de l’abandon du projet, ce sont surtout des raisons politiques qui laissèrent la sculpture en plan : lorsque celle-ci aurait dû être financée, la mairie de Bordeaux était passée à gauche, et rendre hommage aux leaders politiques à l’origine de la droite, fut-elle républicaine, ça chatouillait les édiles comme une arête au fond de la gorge. Donc de Girondins il n’y a point sur le monument censé les honorer.
Redim-1En 1989, fêtant comme il se doit le bicentenaire de la Révolution, la municipalité installe sur la colonne une plaque sur laquelle sont gravés les noms de huit députés : des Girondins vraiment d’ici. Je croyais naïvement qu’il s’agissait de huit hommes exécutés le 31 octobre 1793, or ce n’est pas systématiquement le cas. Une petite balade de flemmasse dans Wikipédia m’a permis de faire un point rapide :

  • François BERGOEING, maire du village de Saint-Macaire, échappa à la guillotine car il parvint à s’enfuir après son arrestation, en juin 1793 (il mourut de manière tout à fait naturelle en 1829). Bien qu’il considéra Louis XVI coupable, il ne vota pas sa mort et aurait aimé un référendum populaire pour décider du sort du monarque déchu.
  • Henri BOYER-FONFRÈDE pose souci : on en trouve trace, mais l’homme serait né en 1788, ce qui fait un peu jeune pour être député pendant la Terreur. Par contre, son père, Jean-Baptiste, était bien député à la Convention. Il vota la mort du roi. Bien que négociant, il était opposé à l’esclavage, fait rare pour l’époque dans les rangs du grand commerce bordelais. Il fut arrêté et exécuté avec les autres Girondins. Le mystère « Henri » n’est pas pour autant levé.
  • Jean-François DUCOS, beau-frère du précédent et lui aussi exécuté avec les autres chefs Girondins, était issu d’une famille de négociants de Bordeaux qui l’avait envoyé apprendre le métier à Nantes. Néanmoins, il préfèra la politique et, bien que siégeant aux côtés des Girondins, il partageait un certain nombre d’idées avec les Montagnards.
  • Armand GENSONNÉ, avocat et co-fondateur du musée de Bordeaux (avec Vergniaud, qui figure aussi sur cette plaque), était favorable à un référendum populaire pour décider du sort du roi. Il fut arrêté et guillotiné avec les autres chefs Girondins en juin 1793, et refusa de s’enfuir alors qu’il en avait la possibilité.
  • Elie GUADET, originaire de Saint-Emilion, était avocat. Avec Gensonné et Vergniaud, il fut l’un des fondateurs du groupe politique des Girondins, bien que ce nom ne fut vraiment popularisé que plus tard par Lamartine. Favorable à la Constitution de 1791, celle qui instaurait le suffrage censitaire et qui donnait d’énormes pouvoirs au roi malgré sa trahison, il s’opposa systématiquement aux Montagnards, en particulier à Marat. Il fut arrêté avec les autres chefs Girondins en juin 1793, mais parvint à s’enfuir. Il fut retrouvé très peu de temps après dans la maison familiale, puis exécuté.
  • Jacques LACAZE, originaire de Libourne, fut guillotiné avec les autres chefs girondins en octobre 1793, bien qu’il ne fit pas partie des députés arrêtés en juin. Il vote contre la mort du roi mais pour sa réclusion puis son bannissement. C’est son opposition à Marat qui lui valut la mort.
  • Antoine LAFARGUE DE GRANGENEUVE ne semble pas bien connu. Je sais juste qu’il a été éxécuté avec les autres chefs Girondins en octobre 1793.
  • Pierre-Victurnien VERGNIAUD, originaire de Limoges, était avocat alors que son père l’avait imaginé en prêtre. Il présida l’assemblée à plusieurs reprises, et c’est même lui qui prononça la suspension du roi le 10 août 1792. Lors de la première session de l’assemblée législative, en 1791, il siègea à l’extrême-gauche où il se montra très virulent contre les émigrés (ceux qui ont fui la Révolution) et les prêtres réfractaires (qui refusaient de prêter serment à la Constitution Civile du Clergé en échange d’un salaire). Néanmoins, il condamna la violence des sans-culottes, et, bien qu’il partageat un certain nombre d’idées avec les Montagnards, il se détacha d’eux assez rapidement, notamment à propos de la mort du roi : il était favorable à un référendum populaire. Il s’opposa aussi à la mise en place du tribunal révolutionnaire. Il fut arrêté et exécuté avec les autres leaders girondins.

What’s new ? [mercredi 8 juillet, 11 h 05]

Collection # 3

Y’a un lézard !

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Au week-end prochain, on attrape la grippe

Vous avez quelque chose de prévu samedi soir ? Fêter le bac, par exemple ? Et si on pimentait un peu tout ça ? C’est vrai, quoi … Marre des soirées déguisées, des soirées à thème, des fêtes où on va danser mais c’est pas sûr, et surtout (et là je pense en priorité aux djeuns qui viennent de décrocher la queue du Mickey avec ou sans mention) des murges phénoménales qui peuvent accessoirement expédier aux urgences (et en plus, c’est même pas drôle). Les ados british ont une idée beaucoup plus fun, qui risque de devenir tendance : la grippe-party. Arguments :
— la grippe-porcine-mais-faut-pas-l’appeler-comme-ça touche plus d’habitants d’Albion que d’autres pays européens,
— la grippe en question risque de devenir de plus en plus virulente (un virus peut muter, l’hiver va arriver, et en plus le tamiflu ne marche pas à tous les coups),
— donc autant la choper maintenant tandis qu’elle n’est pas trop méchante, ça évitera de passer par la case vaccin à l’automne, d’autant plus qu’il n’est prêt.
Du coup, on entasse un max de gens bien serrés, avec si possible un ou deux contaminés dans le lot, on s’éternue bien franchement dans le museau, on se sert la paluche sans la laver à aucun moment (d’où jack-pot pour les champions : la grippe + la gastro, ça c’est délire j’te raconte pas). L’activité consistant à se transmettre du H1N1 étant peu ludique à la base, on y met des trucs qui se mange, de la musique qui se danse et de la lumière qui s’allume et qui s’éteint pour l’ambiance boite de nuit. Pas bête, non ? A ceci près que le gouvernement de sa gracieuse majesté n’est pas trop pour, mais ça doit être une bande de ronchons qui ne savent pas s’amuser …

Sources : Zigonet et 20 minutes