What’s new ? [mardi 30 juin 2009, 12 h 10]

  • Le carré de sucre devient rond … « et le consommateur devient con », souligne Rue 89, qui fait l’éloge du morceau de sucre rectangulaire, arguments environnementaux et économiques à la clé.
  • La loi Hadopi est inconstitutionnelle elle aussi : article publié sur le site du Nouvel Obs ; le feuilleton Hadopi est décidément riche en rebondissement. Jusqu’au jour rêvé où, dans un accès de lucidité, le gouvernement se rendra compte que cette loi est juste bonne à enterrer.
  • Le Midi Libre ose enfin poser la question qui nous taraude tous (d’ailleurs, je n’en dors plus la nuit et ma sieste est perturbée) : quelle funérailles pour Michael Jackson ? Vivement qu’on ait la réponse, la sérénité du monde en dépend.

Ce sont ceux qui cultivent la terre qui souffrent le plus de la faim (air connu)

Un article du Monde (attention, le lien a une durée de vie très brève pour les non-abonnés) fait le point sur les victimes de la sous-nutrition, en enfonçant une fois de plus le clou : ce sont à 80% des paysans. Un tiers des paysans dans le monde doit acheter sa nourriture, ce qui n’a rien de paradoxal dans les pays riches (le céréaliculteur ne mange pas que du blé ou du maïs, il lui faut donc acheter tout le reste), mais qui devient dramatique dans les pays en développement, où bon nombre de paysans n’ont pas les moyens de dégager suffisamment d’excédents pour acheter ce qui manque ou pour cultiver pour leur propre consommation (ça prend aussi du temps, et quand on n’a que ses bras, ce qui est le cas d’un milliards d’agriculteurs …), d’autant plus que le prix des denrées alimentaires a plutôt tendance à augmenter.
Pour venir à bout de cette malnutrition, il faudrait pouvoir mettre en culture davantage de terres, ce qui permettrait de réduire les coûts des produits (mais aussi les profits pour ceux qui cultivent, gros et petits) : pas de problème a priori en Amérique Latine ou en Russie, et même en Afrique (400 millions d’hectares de savane guinéenne pourraient être cultivés).
Or, cette nécessaire augmentation des terres arables se heurte au réchauffement climatique, qui induit des tensions sur l’eau. A cela s’ajoute des problèmes purement financiers : l’article du Monde rappelle à nos mémoires la flambée des prix agricoles de l’été 2008 ; les phénomènes spéculatifs peuvent se reproduire à tout moment, empêchant des paysans, mais aussi des citadins, qui jusque-là mangeaient à peu près à leur faim, à se serrer la ceinture voire à connaître ce qu’autrefois nous nommions la disette.

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  • un article plus ancien publié en mai 2009 par Planète-Urgence, qui s’intéresse au dramatique paradoxe qui veut qu’un milliard d’humains aient faim, tandis que des tonnes de nourriture sont jetées chaque jour et que l’obésité gagne du terrain : Crise au Sud ou systémique du sous-développement ?

Bouquet à l’huile

Redim-Redim-P1050093 copyPendant une bonne partie de l’été, différentes sculptures récentes d’artistes aquitains sont exposées dans Bordeaux, avec, il faut l’avouer, plus ou moins de bonheur : les deux installations de la rivière du Jardin Public sont ainsi en voie de disparition, sous l’assaut répété des carpes et de la volaille, les bouteilles formant l’œuvre de Laurent Valera s’éparpillant chaque jour un peu plus, tandis que les morceaux de bois formant « Cellule souche », d’Emmanuel Penouty, coulent ou divaguent.
Redim-Redim-P1050096 copySi certaines œuvres me laissent sinon indifférente, du moins perplexe, j’avoue que d’autres me plaisent vraiment. Il en est ainsi de la cinquantaine de fleurs métalliques de Francis Viguera, qui forment un bouquet intitulé « Jardin Eden Turbo II » au jardin botanique de la Bastide. Entièrement réalisées à partir de bidons d’huile recyclés (toutes les huiles, celles des moteurs et celles pour la salade), les fleurs ne manquent ni de charme, ni de couleurs, ni d’humour. Par souci bien compréhensible de préservation de l’œuvre, une corde enserre les fleurs pour empêcher le badaud d’y divaguer, et c’est presque dommage de ne pas pouvoir s’approcher davantage pour voir les détails (des prénoms sur les bidons, les marques des huiles, etc.).

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Les joies de la mer

A chaque fois que je me rends sur l’île, je ne peux m’empêcher de penser au film Liberté-Oléron. Petit extrait pour se mettre en forme avant que je replonge corps et âmes dans ma douzaine de copies de bac du jour :

Signes d’été

Indépendamment des réalités du calendrier, certains signes ne trompent pas : c’est bien l’été. 34°C aujourd’hui, à peine moins hier sur la Grande plage de Saint-Trojan (île d’Oléron), mais avec le petit vent, c’était bien. L’eau était bonne, avec juste un petit peu de vagues pour s’amuser, mais pas trop. Autre point important et significatif : le touriste est sur zone. Les campings ne sont certes pas pleins à craquer, et on peut encore à peu près circuler sans se heurter à des hordes de camping-caristes tout fier de sortir leur monstre. Mais ce matin, sur la place du Château, près du marché, on se montait sur les pieds au sens propre du terme et les bonimenteurs ventant tous les pièges à pigeons possibles et imaginables étaient là et bien là, sonorisant la place en ventant la série de cinq rabots à bois magiques (indispensables quand on va à la plage) ou de 39, j’ai bien 39 mesdames messieurs, 39 couteaux de cuisine, pour absolument tout réaliser. Indispensables, en effet, d’autant plus que ce serait une folie, vous en conviendrez, de trancher le concombre avec la lame qui a zigouillé la tomate. Bref, c’était dense.
Mais plus encore que tout cela, et sans oublier la bonne gamelle de moules marinière (du coin, de Boyard pour être plus précis, un délice), le petit blanc de l’île (impec s’il ne voyage pas), les fraises mara des bois qui ont poussé dans la terre et mûries sur pied, le petit pineau à l’apéro, plus encore que tout cela, disais-je, il y avait ce signe des vacances reconnaissable entre tous : les roses trémières.

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Collection # 1

Fête du Fleuve, Bordeaux, 20 juin 2009

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Bain de Garonne

Redim-P1050065C’est en train de devenir un rituel : chaque mois de juin désormais, des amateurs (souvent très éclairés) nagent sur 1,7 km, dans l’eau opaque de la Garonne en suivant le fil du courant. Samedi dernier, le bain eut ainsi lieu dans le cadre de la Fête du Fleuve.
Redim-P1050133La trempette est très encadrée, mais néanmoins sportive. Organisée cette année en cinq courses, la balade prend de 15 minutes pour les plus entraînés à 30 minutes pour les autres. Ça crawle dans la rivière à 22°C, combi de rigueur et bonnet obligatoire, rose pour les filles et bleu pour les garçons. Ressemblant à des petits poissons pas si visibles que ça, les nageurs sont affublés de ballons de couleur pour qu’on puisse les voir. Ils sortent de l’eau éreintés mais souvent heureux voire hilares.

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