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Ce sont des plaques commémoratives comme il en existe partout, qui rappellent au passant qu’autrefois, là, le vent de l’histoire a soufflé. Il a même parfois soufflé fort.
Comme les autres jeunes gens envoyés au STO, ils furent employés chez IG Farben, BASF, Siemens, … bref, les fleurons de l’industrie germanique, tout entière alors dévouée à la folie du Führer. Les gens les plus touchés par cette mesure sont ceux nés en 1922, tout juste majeurs lors de la mise en place du STO (la majorité était fixée à 21 ans à l’époque). Parmi eux se trouvaient Pierre Brault,
La Libération fait l’objet de la troisième plaque, celle qui, par son vocabulaire pas si convenu que ça, m’a le plus attiré le regard sur le côté droit de la façade du théâtre. Elle fait allusion à un fait pour lequel j’ai trouvé fort peu d’infos auprès du camarade Gougueul. On y apprend néanmoins que la ville fut libérée le 22 aôut 1944. Deux jours avant, alors que la victoire semblait acquise, la foule se presse dans le centre-ville, malgré les recommandations de prudence des résistants locaux. L’armée nazie, en déroute, évacue les locaux occupés par la Kommandantur et par la Gestapo. Des soldats de la Wehrmacht, venant de Toulouse et tentant de se rendre à Montpellier, semblent pris de panique face à la foule et surtout face à la Libération en marche. Ils ouvrent le feu, tuant dix Biterrois et en blessant une quarantaine. La guerre est finie, du moins pour cette ville-ci.
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